Tursic & Mille : dynamiter la peinture pour mieux la célébrer à Nîmes
Tursic & Mille dynamitent la peinture à Carré d'art

Une exposition qui bouscule les codes

Au musée d'art contemporain Carré d'art de Nîmes, le duo d'artistes Tursic & Mille présente « Dissonances à géométries variables », une exposition qui dynamite la peinture pour mieux la célébrer. Jusqu'au 11 octobre, les visiteurs peuvent découvrir des œuvres qui détournent les images publicitaires, les icônes populaires et les références à l'histoire de l'art.

Des artistes qui se méfient des images

Wilfried Mille et Ida Tursic ont appris à se méfier des images, comme le raconte une anecdote : lors d'un déménagement, ils avaient enfermé des piles de photos et une souris dans un carton. À l'ouverture, les tirages étaient en miettes et le rongeur « était mort d'avoir mangé trop d'images ». Cette méfiance se retrouve dans leur travail, où ils parasitent les images pour en révéler les dangers cachés.

La peinture comme sujet principal

Le véritable sujet de leur peinture, c'est la peinture elle-même. Refusant de se conformer à un style unique, ils attaquent le médium sous tous les angles pour mieux le célébrer. Leurs œuvres mêlent des touches abstraites, des créatures mignonnes et des références à la pop culture, créant des variations autour de la peinture.

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Des influences variées

Ida Tursic, née en Yougoslavie, a été marquée par le Réalisme socialiste, tandis que Wilfried Mille a grandi au milieu des images du capitalisme triomphant. Leur art est truffé de références à l'histoire de l'art, à la société de consommation et à la culture populaire. Ils explorent toutes les possibilités de la peinture, acceptant les accidents et les carambolages, à la manière de Gérard Gasiorowski.

Des œuvres provocatrices

Parmi les œuvres exposées, on trouve des détournements de tableaux anciens, comme un portrait équestre où le cheval est remplacé par un dinosaure, ou une jeune fille de Greuze dont le visage est effacé par une tache de peinture. Le duo travaille « dans le kitsch », comme le dit Wilfried Mille, et chaque œuvre est une nouvelle question, un terrain de jeu et d'expérimentation.

Une exposition à ne pas manquer

L'exposition présente huit nouvelles peintures aux tonalités roses, qui évoquent à la fois le bonheur et la catastrophe. Une fresque dans le hall représente la colline d'Hollywood dévastée par une tempête, rappelant que les images sont souvent trompeuses. Le musée Carré d'art est ouvert du mardi au vendredi de 10 h à 18 h, et le samedi et dimanche de 10 h à 18 h 30. Tarifs : 8 €, 6 €, gratuit pour les moins de 18 ans.

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