Attaques iraniennes en Arabie saoudite : la raffinerie Satorp arrêtée, impact sur les exportations mondiales
Arabie saoudite : attaques iraniennes stoppent la raffinerie Satorp

Arabie saoudite : la raffinerie Satorp mise à l'arrêt après des attaques iraniennes

La raffinerie Satorp, située à Jubail en Arabie saoudite et codétenue par la compagnie nationale saoudienne Aramco (62,5%) et le groupe français TotalEnergies (37,5%), a été mise à l'arrêt à la suite d'incidents survenus dans la nuit du 7 au 8 avril. Ce vendredi, TotalEnergies a confirmé cet arrêt, précisant que les frappes ont endommagé une partie des installations sans faire de victime.

Une installation stratégique touchée

Mise en service en 2014 dans le désert saoudien, la raffinerie Satorp dispose d'une capacité de raffinage impressionnante de 460 000 barils de pétrole brut par jour. Selon TotalEnergies, elle produit environ 22 millions de tonnes par an de produits raffinés, ce qui en fait un acteur clé de l'industrie pétrolière régionale.

Des attaques multiples sur les infrastructures énergétiques

Jeudi, le ministère saoudien de l'Énergie a révélé que de multiples attaques menées par l'Iran ont touché ces dernières semaines d'importantes installations énergétiques du royaume. Ces frappes ont visé un large éventail d'infrastructures, notamment :

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  • Des sites de production, de transport et de raffinage de pétrole et de gaz
  • Des usines pétrochimiques
  • Des installations électriques à Ryad, dans la région de l'est et à la cité industrielle de Yanbu

Impact significatif sur les raffineries et les exportations

Les attaques ont particulièrement touché plusieurs raffineries saoudiennes, dont celles de Jubail, Ras Tanura, Yanbu et Ryad. Le ministère saoudien de l'Énergie a souligné que ces frappes ont eu un impact direct sur les exportations de produits raffinés vers les marchés mondiaux, perturbant ainsi les chaînes d'approvisionnement internationales.

Dommages aux infrastructures de transport

Les frappes ont également visé l'une des stations de pompage de l'oléoduc Est-Ouest, entraînant une perte d'environ 700 000 barils par jour de débit. Cet oléoduc, capable d'acheminer jusqu'à 7 millions de barils par jour jusqu'au port de Yanbu sur la mer Rouge, est vital pour la livraison de pétrole depuis le blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz.

Réduction de la capacité de production saoudienne

Les usines de production de Manifa et de Khurais ont aussi été touchées par ces attaques, amputant la capacité de production du royaume de 600 000 barils par jour supplémentaires. L'Arabie saoudite, premier exportateur de brut au monde, produit normalement un peu plus de 10 millions de barils par jour. Ces attaques représentent donc une réduction significative de sa capacité opérationnelle.

Ces événements surviennent dans un contexte géopolitique tendu, où les infrastructures énergétiques saoudiennes font l'objet d'attaques répétées, avec des conséquences potentielles sur les marchés mondiaux du pétrole et la stabilité régionale.

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