Immunothérapies des cancers : quand peut-on les arrêter ?
Immunothérapies : quand peut-on arrêter le traitement ?

Les immunothérapies ont révolutionné le traitement de certains cancers, mais une question cruciale demeure : quand peut-on les arrêter ? Jusqu'à présent, la plupart des patients continuent le traitement pendant deux ans, voire plus. Cependant, des études récentes suggèrent qu'un arrêt précoce pourrait être envisageable pour certains d'entre eux.

Des résultats prometteurs

Une étude présentée au congrès de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) montre que chez les patients atteints de mélanome métastatique ayant une réponse complète, l'arrêt de l'immunothérapie après un an ne compromet pas les chances de survie. Sur 60 patients, 72% n'ont pas eu de rechute après un suivi médian de 3 ans.

De même, dans le cancer du poumon non à petites cellules, une analyse de l'essai KEYNOTE-024 indique que les patients ayant arrêté le pembrolizumab après deux ans sans progression ont un risque de rechute faible. Ces données ouvrent la voie à une approche plus personnalisée de la durée du traitement.

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Les critères d'arrêt

Les chercheurs identifient plusieurs facteurs pour décider de l'arrêt : la réponse tumorale (réponse complète ou partielle stable), l'absence d'effets secondaires sévères, et la biologie de la tumeur (charge mutationnelle, expression de PD-L1). Des biomarqueurs sanguins, comme l'ADN tumoral circulant, pourraient également aider à surveiller la maladie après l'arrêt.

Vers une médecine personnalisée

L'objectif est d'éviter un traitement inutile qui expose à des effets secondaires et à un coût élevé. Selon le Dr. Caroline Robert, chef du service de dermatologie à Gustave Roussy, « nous devons passer d'une durée fixe à une durée adaptée à chaque patient ». Des essais cliniques sont en cours pour valider ces stratégies.

En attendant, les recommandations actuelles préconisent un traitement de deux ans, mais une évaluation régulière est nécessaire. Les patients doivent discuter avec leur oncologue des possibilités d'arrêt précoce si leur réponse est optimale.

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