Les trains suisses en haute montagne offrent une expérience inoubliable aux voyageurs, mêlant panoramas à couper le souffle et prouesses techniques. Selon les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF), plus de 12 millions de passagers empruntent chaque année ces lignes de montagne, dont le célèbre Glacier Express qui relie Zermatt à Saint-Moritz en 8 heures, traversant 291 ponts et 91 tunnels.
Un réseau ferroviaire d'exception
La Suisse dispose du réseau ferroviaire le plus dense d'Europe, avec 5 300 km de voies, dont une grande partie en zone montagneuse. Les rampes atteignent parfois 7 % de pente, nécessitant des systèmes de crémaillère innovants. Le train de la Jungfrau, par exemple, grimpe jusqu'à 3 454 mètres d'altitude, ce qui en fait la gare la plus haute d'Europe.
« C'est un véritable exploit d'ingénierie que de faire circuler des trains à ces altitudes », explique Markus Meier, porte-parole des CFF. « Chaque année, nous investissons 1,5 milliard de francs suisses dans l'entretien et la modernisation du réseau. »
Des paysages grandioses
Les voyageurs peuvent admirer des vues imprenables sur les Alpes, les glaciers et les lacs. Le Bernina Express, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, offre un panorama spectaculaire avec des virages en épingle à cheveux et des passages à flanc de falaise. En hiver, les trains sont équipés de chasse-neige pour dégager les voies, et en été, les fenêtres panoramiques permettent une immersion totale.
« Prendre le train en haute montagne, c'est comme survoler les Alpes sans quitter le confort d'un siège », témoigne Anne, une touriste française. « Les couleurs des lacs et des forêts sont d'une intensité incroyable. »
Un impact économique et touristique
Ces trains contribuent significativement à l'économie locale. Selon l'Office fédéral du tourisme, le tourisme ferroviaire génère environ 3 milliards de francs suisses par an. Les lignes de montagne attirent des visiteurs du monde entier, avec une augmentation de 5 % de la fréquentation en 2023 par rapport à l'année précédente.
Les CFF prévoient d'étendre leur offre avec de nouvelles liaisons et des trains plus écologiques, utilisant l'hydroélectricité à 90 %. « Notre objectif est de réduire les émissions de CO2 de 50 % d'ici 2030 », ajoute Markus Meier.



