Un nouveau dispositif pour récompenser les éleveurs de l'Aubrac
L'Agence de l'eau Adour-Garonne a déployé un nouveau dispositif pour les éleveurs de l'Aubrac : les paiements pour services environnementaux (PSE). Ces PSE rémunèrent les actions qui contribuent à restaurer ou maintenir des écosystèmes dont la société tire des bénéfices : préservation de la qualité de l'eau, stockage de carbone, protection du paysage et de la biodiversité. Le Parc naturel régional de l'Aubrac accompagne la mise en œuvre de ce programme.
Complémentaires aux mesures agro-environnementales
Complémentaires aux Mesures agro-environnementales et climatiques de la PAC, réservées aux zones Natura 2000, les PSE sont accessibles à des exploitations hors de ces zones. En Aubrac, ce soutien est orienté spécifiquement sur la préservation des zones humides et des prairies permanentes.
Plus d'un million d'euros d'aides
Fin 2025, le Parc avait conduit plusieurs réunions publiques avec ses partenaires pour informer les exploitants. À ce jour, 115 exploitations sont retenues par l'Agence ou en cours d'instruction. Le montant total d'aide dépasse 1 million d'euros. Des expertises de leurs zones humides doivent être conduites pour affiner le montant des paiements et proposer des mesures de gestion. Le Parc réalise une partie de ces expertises : étude de l'alimentation en eau de la zone, de la gestion pastorale, des équipements pastoraux (points d'abreuvement, clôtures et traversées de cours d'eau).
1 205 hectares de zones humides engagés
Pour l'instant, 1 205 hectares de zones humides sont cartographiés et engagés, ce qui représente 7 % des zones humides de l'Aubrac. Le soutien est plafonné à 9 000 € par an et par part de Gaec pendant cinq ans, limité à trois parts de Gaec. L'Agence de l'eau Adour-Garonne mobilise une enveloppe de l'ordre de 7 millions d'euros pour l'ensemble du grand sud-ouest.
Un éleveur témoigne
"C'est une très bonne chose, réagit Jean-Pierre Niel, éleveur à Saint-Geniez-d'Olt et d'Aubrac et tout nouvellement désigné président de la commission Eau du Parc. Toutes les parcelles de notre exploitation sont en prairies naturelles et on fait ce qu'il faut pour les préserver : jamais de chimie, mais du lisier et un apport en chaux. Ces paiements pour services environnementaux, c'est reconnaître que l'on travaille bien et que c'est bénéfique pour le bien commun."



