Les repats : ces Français qui s'installent sur les terres de leurs ancêtres
Repats : le retour aux sources des Français

Ils s'appellent Marie, Ahmed ou encore Fatima. Ils sont français, mais ont choisi de quitter l'Hexagone pour s'installer sur les terres d'origine de leur famille. Ce phénomène, appelé « repats » (pour « repatriés »), prend de l'ampleur ces dernières années. Selon une étude récente, près de 200 000 Français vivent aujourd'hui dans le pays de leurs ancêtres, un chiffre en hausse de 30 % depuis 2020.

Un choix de vie assumé

Pour beaucoup, ce départ n'est pas un rejet de la France. « Nous ne sommes pas partis parce que nous détestons la France », insiste Karim, 42 ans, installé au Maroc depuis cinq ans. « C'est plutôt une envie de renouer avec nos racines, de donner une autre dimension à notre vie. » Comme lui, ils sont nombreux à évoquer la quête de sens, le besoin de se reconnecter à une culture familiale parfois fantasmée.

Des motivations diverses

  • Raisons économiques : certains profitent d'un coût de la vie plus bas et d'opportunités professionnelles dans des secteurs en croissance (technologies, services).
  • Raisons familiales : se rapprocher de la famille élargie, permettre aux enfants de grandir dans un environnement multiculturel.
  • Raisons identitaires : mieux comprendre son histoire, apprendre la langue des ancêtres, s'immerger dans une culture différente.

Le phénomène concerne principalement les personnes issues de l'immigration maghrébine, africaine et asiatique. Mais on observe aussi des départs vers d'autres pays européens, notamment l'Italie et l'Espagne.

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Un accompagnement nécessaire

Face à cette tendance, des associations et des services consulaires se mobilisent pour accompagner ces « repats ». « Il y a un vrai besoin d'information sur les démarches administratives, la fiscalité, la scolarité des enfants », explique Amina, fondatrice d'une association d'entraide. « Beaucoup idéalisent le retour et se heurtent à des réalités complexes. »

Pourtant, le bilan est souvent positif. « Je me sens plus épanouie ici, confie Léa, installée au Sénégal. J'ai l'impression de vivre pleinement mon identité plurielle. » Un constat partagé par de nombreux « repats » qui, sans renier leur françaisité, ont choisi de construire leur vie ailleurs.

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