Au moins dix-huit bûcherons ont été tués dans une attaque menée par des hommes armés non identifiés dans l'État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé les autorités locales vendredi 8 mai. L'attaque s'est produite jeudi dans la zone de gouvernement local de Nganzai, une région fréquemment ciblée par les djihadistes de Boko Haram.
Une attaque brutale
Selon des sources de sécurité, les assaillants ont ouvert le feu sur les bûcherons alors qu'ils travaillaient dans une forêt. Les corps des victimes ont été retrouvés sur place, et plusieurs autres personnes sont portées disparues. Les secouristes ont été dépêchés sur les lieux pour récupérer les dépouilles et tenter de retrouver d'éventuels survivants.
Boko Haram pointé du doigt
Bien qu'aucun groupe n'ait revendiqué l'attaque dans l'immédiat, les autorités locales attribuent généralement ce type d'incident à Boko Haram, qui mène une insurrection meurtrière dans la région depuis plus de dix ans. Le groupe djihadiste a déjà ciblé à plusieurs reprises des civils travaillant dans des zones reculées, notamment des agriculteurs et des bûcherons, les accusant de collaborer avec l'armée.
Un bilan qui pourrait s'alourdir
Les opérations de recherche se poursuivent, et le bilan pourrait encore s'alourdir. Les témoins ont rapporté que les assaillants ont également incendié des véhicules et du matériel appartenant aux bûcherons. Cette attaque survient dans un contexte de recrudescence des violences dans la région, malgré les efforts des forces de sécurité pour contenir l'insurrection.
Le nord-est du Nigeria est en proie à une insurrection djihadiste depuis 2009, qui a fait plus de 40 000 morts et déplacé des millions de personnes. Boko Haram, affilié au groupe État islamique, continue de mener des attaques meurtrières contre les civils et les forces de sécurité, malgré les opérations militaires menées par l'armée nigériane et ses alliés régionaux.
Les autorités locales ont appelé la population à la vigilance et à signaler tout comportement suspect aux forces de sécurité. L'armée nigériane a renforcé sa présence dans la zone, mais les attaques restent fréquentes, en particulier dans les zones rurales isolées.



