250 ans des États-Unis : des historiens dénoncent l'assaut de Trump contre l'histoire
250 ans des États-Unis : historiens dénoncent l'assaut de Trump

À l'occasion du 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis, le 4 juillet 2026, l'Organisation des historiens américains (OAH) a publié une déclaration cinglante dénonçant ce qu'elle appelle « l'assaut de l'administration Trump contre l'histoire ». L'OAH, qui regroupe plus de 7 000 historiens professionnels, accuse le président Donald Trump et son administration de tenter de réécrire le passé américain à des fins politiques.

Une déclaration historique de l'OAH

Dans un communiqué diffusé le 3 juillet, l'OAH affirme que « jamais depuis les années 1950, sous le maccarthysme, la profession d'historien n'a été autant menacée ». L'organisation pointe du doigt plusieurs actions de l'administration Trump, notamment la suppression de références à l'esclavage et à la ségrégation dans les programmes scolaires, ainsi que la mise en avant d'une vision « patriotique » et unilatérale de l'histoire.

Selon le président de l'OAH, James Grossman, cité dans le communiqué : « L'histoire est devenue un champ de bataille politique. L'administration Trump cherche à imposer un récit unique, excluant les voix des minorités et des opprimés. »

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Des actions concrètes de l'administration Trump

Depuis son retour au pouvoir en 2025, Donald Trump a multiplié les initiatives visant à modifier l'enseignement de l'histoire. En mars 2026, un décret présidentiel a créé une « Commission pour un patriotisme historique », chargée de réviser les programmes d'histoire dans les écoles publiques. Cette commission a recommandé de supprimer l'étude de la traite négrière et de la ségrégation, jugée « trop négative ».

Par ailleurs, plusieurs musées d'histoire ont vu leurs subventions fédérales menacées ou réduites, notamment le Musée national de l'histoire et de la culture afro-américaines, dont le budget a été amputé de 40 % en 2026.

Réactions et impact

La déclaration de l'OAH a été saluée par de nombreuses universités et associations de défense des droits civiques. L'historienne Heather Cox Richardson, professeure à l'université de Boston, a déclaré : « Ce que fait Trump est dangereux. Nier les souffrances du passé, c'est compromettre l'avenir de notre démocratie. »

L'administration Trump a réagi par la voix de sa porte-parole, qui a qualifié l'OAH d'« organisation d'élites déconnectées du peuple américain ». Selon elle, le président « souhaite que les enfants américains apprennent une histoire qui les rend fiers, pas une histoire qui les culpabilise ».

Un contexte de tensions mémorielles

Cette polémique s'inscrit dans un contexte plus large de guerres culturelles aux États-Unis. Depuis 2020, les débats sur l'enseignement de l'histoire se sont intensifiés, avec des lois restrictives dans plusieurs États républicains. Le 250e anniversaire de l'indépendance a été l'occasion pour Trump de prononcer un discours à Philadelphie, où il a appelé à « libérer l'histoire des griffes des progressistes ».

L'OAH prévoit de publier un rapport détaillé en septembre 2026, listant les atteintes à la liberté académique et à l'intégrité de la recherche historique sous l'administration Trump. Selon un sondage réalisé par le Pew Research Center en juin 2026, 62 % des Américains estiment que l'histoire est utilisée à des fins politiques par les deux partis.

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