Mercredi 24 juin à 7 h 30, les bénévoles de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Provence-Alpes-Côte d’Azur, groupe local Le Héron d’Avignon, se sont réunis devant la mairie de Pujaut pour le recensement annuel des hirondelles. Pierre Gilles, Josy, Myriam et Maeva, passionnés de nature, ont participé à cette opération.
Un suivi annuel des nids d’hirondelles
Ce relevé, effectué dans les communes du Grand Avignon, vise à dénombrer les nids, identifier ceux qui sont occupés et les localiser précisément. Les jumelles sont un outil indispensable pour le repérage. En 2025, 20 nids habités avaient été recensés à Pujaut. Cette année, le comptage a révélé 23 nids occupés, soit une augmentation de trois nids. Selon les bénévoles, « ces recensements sont essentiels et précieux, car ils permettent de localiser les nids et de suivre l’évolution des populations ».
Les hirondelles jouent un rôle crucial dans l’équilibre des écosystèmes en régulant les populations d’insectes. Leur présence est un indicateur de la santé environnementale locale.
Une espèce protégée sous surveillance
En tant qu’espèce protégée, toute destruction de nid, d’œufs ou tout acte perturbant leur reproduction peut entraîner des poursuites judiciaires. Les mairies sont sensibilisées et appellent à la vigilance lors des travaux de rénovation de façades.
La situation est contrastée dans les communes voisines : à Sauveterre et aux Angles, aucun nid habité n’a été observé. En revanche, Roquemaure et Pujaut restent des communes d’accueil pour les hirondelles. Il faut cinq ans d’observation pour évaluer correctement la population.
Une confusion fréquente existe avec les martinets, oiseaux tout noirs qui ne construisent pas de nid et nichent dans les fissures des murs, ce qui entraîne une mortalité importante des oisillons due à la chaleur. Les hirondelles se distinguent par leur ventre et leur cou blancs et grenat. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine, dans l’espoir de voir les familles s’agrandir dans le village.



