L'ancienne piscine Stéhelin fait place au bassin nordique Jean-Zay, ouvert en extérieur toute l'année. Après un an de travaux, il a accueilli les baigneurs ce lundi 4 mai. Moins gourmands en énergie que les piscines classiques, les bassins nordiques accessibles en toute saison ont le vent en poupe. Après Talence, qui avait ouvert en mai 2025 le premier bassin extérieur de taille olympique en Gironde, c'est Bordeaux qui a ouvert ce lundi 4 mai son premier bassin nordique. Il s'agit ici aussi d'une ancienne piscine d'été reconvertie en bassin extérieur toute saison. En l'occurrence la piscine du complexe sportif Stéhelin, qui porte désormais le nom de Jean Zay. Un peu plus d'un an après la pose de la première pierre, le bassin nordique Jean-Zay est désormais ouvert au public, clubs et scolaires, même si certains aménagements extérieurs sont toujours en chantier.
Un projet éco-conçu
« C'est un très beau projet », a déclaré le nouveau maire de Bordeaux Thomas Cazenave, qui a visité la piscine en fin de matinée, en compagnie des services techniques et de l'architecte, Christophe Blamm, déjà auteur du stade nautique Henri-Deschamps de Talence. Blamm signe à Bordeaux Caudéran un projet où tout semble avoir été réfléchi pour réduire au maximum les consommations d'énergie.
Le bassin extérieur de 25 mètres de long est protégé à l'ouest, côté vents dominants, par un mur plein de bonne hauteur. « Le vent peut faire perdre plusieurs degrés à l'eau si le bassin est trop exposé », explique l'architecte. Quand la piscine est fermée, une couverture rigide s'installe sur le plan d'eau pour conserver la chaleur (27 °C en moyenne). Côté est, le mur d'enceinte est au contraire ajouré pour laisser passer le soleil, alors que sur le flanc sud, la piscine s'ouvre directement sur le stade contigu, sans vis-à-vis direct.
Une piscine nouvelle génération
La patte écolo de l'ancienne majorité, qui avait lancé ce projet de reconversion de Stéhelin, se retrouve sur la toiture, équipée de panneaux solaires, mais aussi jusque dans le béton qui intègre 25 % de terre locale afin de réduire son empreinte carbone. Dans les parties non visibles, le béton intègre également des gravats de réemploi (issu de démolition de bâtiments). Le début du mois de mai à Bordeaux est marqué par l'ouverture au public de la nouvelle piscine Jean-Zay, en « bassin nordique » extérieur chauffé, accessible toute l'année.
« Cette piscine complète l'offre, il y a un besoin de natation dans notre ville. Je suis très intéressé par l'équilibre économique et énergétique d'un bassin nordique. Ici l'eau est chauffée par des pompes à chaleur, les bassins nordiques sont en train de s'imposer un peu partout comme les nouveaux modèles de piscines. De plus Jean-Zay s'insère bien dans le quartier », ajoute Thomas Cazenave.
10 millions d'euros d'investissement
Dans les piscines couvertes, le chauffage de l'eau, de la salle de nage et la ventilation pour disperser les émanations de chlore, représentent d'énormes consommations d'énergie. Le bassin nordique se contente d'un chauffage de l'eau, des vestiaires et du bâtiment d'accueil, mais il n'y a pas de vaste salle de nage à chauffer, ni de ventilation, ni de déshumidification, puisque le bassin est à l'extérieur. Le coût de la transformation de la piscine s'élève à environ 10 millions d'euros. Il comprend un espace de restauration ouvert sur le quartier, accessible sans passer par la billetterie de la piscine, mais aussi depuis le bord du bassin.



