Saint-Cyr : les plages rouvrent après une suspicion de pollution
Saint-Cyr : les plages rouvrent après suspicion de pollution

Saint-Cyr : les plages rouvrent après une suspicion de pollution

Lundi après-midi, les plages de la commune de Saint-Cyr ont été fermées en raison de la présence de « nappes d’eau mousseuse ». Les analyses étant conformes, la baignade va être de nouveau autorisée dès ce mercredi matin.

« Alors que je me baignais dimanche sur la plage de la Madrague à Saint-Cyr, on nous a demandé de sortir de l’eau et le drapeau rouge a été hissé, baignade interdite. Sans explication. Et ce mardi, un petit panneau installé au niveau du poste de secours indique que la baignade est interdite pour cause de pollution ». Comme beaucoup de Saint-Cyriens, Christiane s’est interrogée sur l’origine de cette « pollution ». « S’agit-il d’un problème au niveau de la station d’épuration de la Madrague ? », questionne-t-elle, tandis que d’autres se demandent quelle est cette « écume » ou « mousse » qui est apparue à la surface de l’eau.

Sollicitée ce mardi, la mairie de Saint-Cyr indique qu’« après l’apparition de nappes d’eau mousseuse, on a fait sortir les baigneurs par précaution, afin de ne leur faire courir aucun risque. Et des prélèvements ont été effectués sur les cinq plages de la commune, pour analyses. Les premiers résultats que nous avons eus ce mardi après-midi, montrent qu’il n’y a aucune pollution bactériologique ou chimique. La baignade va donc être de nouveau autorisée dès ce mercredi matin ».

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Un phénomène dû aux pollens et à la chaleur ?

Cela étant, des prélèvements complémentaires ont été effectués ce mardi afin de déterminer ce qui était à l’origine de cet aspect de l’eau. Selon une première hypothèse, il pourrait s’agir de la même situation que celle observée sur plusieurs points du littoral méditerranéen. Ainsi, de Nice à Antibes, les plages se sont couvertes, ces derniers jours, d’une mousse jaunâtre et d’amas marrons en surface.

Interrogé par nos confrères d’Ici Provence, Jérôme Raibaut, directeur adjoint de l’Agence régionale de santé (ARS) dans les Alpes-Maritimes, a expliqué qu’« en cette période, on a souvent des plaques plutôt jaunes, liées au pollen ou à des débris végétaux. Cela peut être aussi du phytoplancton. En période de fortes chaleurs, cela peut faire des «blooms», à savoir des développements soudains d'algues. Ce sont des choses qui ne sont pas dangereuses pour la santé. »

Le phénomène observé à Saint-Cyr pourrait donc être du même type, à savoir la présence de milliards de grains de pollens emportés par le vent, qui s'accumulent à la surface de la mer et se mélangent aux sécrétions naturelles des micro-algues qui se réveillent avec la brusque montée des températures, formant cette mousse marronnasse mais biodégradable et sans risque pour les baigneurs.

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