Sur le macadam parisien, les pentes les plus raides se trouvent rue de Belleville, Ménilmontant ou encore la mythique rue Lepic. Mais le mont Ventoux, avec ses portions à près de 13 %, était un tout autre défi pour un Vélib. Pourtant, samedi dernier, Mattéo Bonne, 29 ans, a réalisé l'ascension du célèbre col en un peu plus de 3h10, pauses comprises. « C'est dans la moyenne, se marre Mattéo, contacté en visio ce mardi. Mais j'en ai ch…, c'était horrible ! »
Un défi personnel et militant
Depuis trois semaines, ce Parisien s'est lancé un défi : rejoindre le sud de l'Italie à l'aide d'un vélo en libre-service. Au-delà de l'exploit sportif, Mattéo veut « mettre en lumière » ce Vélib si souvent décrié. Il espère ainsi prouver que ce service, malgré ses défauts, peut être utilisé pour de longues distances et des parcours exigeants.
Une ascension dans la douleur
L'ascension du mont Ventoux a été particulièrement éprouvante. « Les jambes brûlaient, le vent était fort, et le Vélib n'est pas conçu pour ça », raconte-t-il. Mais il a tenu bon, s'arrêtant quelques fois pour reprendre son souffle et s'hydrater. « C'était une question de mental, plus que de physique. »
Un message pour les Parisiens
Mattéo espère que son périple inspirera d'autres utilisateurs à voir le Vélib autrement. « On critique souvent ce service, mais il permet quand même de se déplacer, et même de faire de grandes choses. » Il prévoit d'arriver en Italie d'ici une semaine, toujours sur son Vélib, avant de prendre un train pour rentrer.



