Du 17 au 20 juin 2026, VivaTech a tenu sa 10e édition à Paris. Initialement conçu comme un rendez-vous entre start-up et grands groupes, le salon est devenu un lieu de rencontre pour chercheurs, investisseurs, industriels et acteurs publics. Au fil des ans, on y a découvert des innovations liées à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité, aux paiements mobiles ou encore aux services connectés.
Orange met en avant la confiance numérique
Cette année, sur son stand, Orange a mis en avant une idée centrale : construire un numérique de confiance. Derrière cette notion se cachent des questions très concrètes. Un appel provient-il réellement de la banque affichée sur l’écran ? Une vidéo est-elle authentique ou manipulée ? Un paiement mobile est-il sécurisé ? Peut-on utiliser une intelligence artificielle sans ignorer ses failles ?
La confiance numérique repose sur plusieurs éléments : qualité des réseaux, vérification des identités, protection des données et lutte contre les fraudes. L’Arcep souligne notamment l’importance de l’authentification des numéros d’appel pour limiter l’usurpation téléphonique. De son côté, Cybermalveillance.gouv.fr rappelle l’importance d’une prévention accessible à tous.
Un futur qui doit rester lisible
Les démonstrations présentées par Orange à VivaTech ont mis en lumière des technologies souvent invisibles pour le grand public. La détection de deepfakes répond à une préoccupation croissante : lorsqu’il devient possible d’imiter une voix ou de fabriquer une vidéo crédible, distinguer le vrai du faux se complique. Les solutions d’appels certifiés visent, elles, à renforcer la confiance dans un outil familier fragilisé par les escroqueries.
L’intérêt du salon était aussi de montrer que l’innovation ne sert pas seulement à impressionner. Elle peut aussi sécuriser des usages devenus quotidiens. Car la confiance numérique ne se décrète pas. Elle se construit grâce à des infrastructures fiables et des services compréhensibles. L’objectif étant une technologie qui protège les utilisateurs et leur permet de garder la maîtrise de leurs usages.
Des innovations concrètes pour le grand public
Parmi les technologies présentées, Orange a dévoilé des outils de détection des deepfakes capables d'analyser en temps réel l'authenticité d'une vidéo ou d'un enregistrement vocal. Selon un porte-parole d'Orange, « la lutte contre la désinformation numérique est un enjeu majeur pour nos clients. Nous investissons dans des solutions robustes pour garantir que chaque interaction numérique soit digne de confiance. »
En parallèle, les solutions d'appels certifiés, développées en partenariat avec des opérateurs téléphoniques, permettent de vérifier l'identité de l'appelant avant même de décrocher. Une étude récente de l'Arcep indique que 40 % des appels frauduleux pourraient être évités grâce à ce type de technologie. Ces innovations s'inscrivent dans une démarche plus large de sécurisation des usages numériques, alors que 70 % des Français se disent préoccupés par les risques de fraude en ligne selon un sondage Ifop de 2025.
Un enjeu de transparence et de pédagogie
Au-delà des aspects techniques, Orange insiste sur la nécessité d'accompagner les utilisateurs. « La confiance ne se décrète pas, elle se construit, » a rappelé un responsable d'Orange lors d'une conférence. « Nous devons expliquer clairement comment fonctionnent ces technologies et quelles données sont protégées. »
Le salon VivaTech a également été l'occasion de débats sur la régulation de l'intelligence artificielle et la protection des données personnelles. Des représentants de la CNIL ont participé à des ateliers sur la conformité au RGPD et les bonnes pratiques pour les entreprises. L'objectif est de créer un écosystème numérique où la sécurité et la transparence vont de pair.
Retrouvez les innovations présentées lors du salon sur vivatech.com.



