Ex-bras droit de Pedro Sánchez condamné à 24 ans de prison pour corruption
Ex-bras droit de Sánchez condamné à 24 ans de prison

L'ancien conseiller et bras droit du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, Koldo García, a été condamné ce mercredi à 24 ans de prison par la Cour suprême espagnole pour des faits de corruption, trafic d'influence et blanchiment d'argent. Cette affaire, qui secoue le paysage politique espagnol, implique également plusieurs autres personnes et entreprises.

Des faits de corruption systémique

Selon l'arrêt de la Cour suprême, Koldo García a profité de sa position au sein du gouvernement pour obtenir des commissions illégales sur des contrats publics, notamment dans le cadre de la fourniture de matériel de protection pendant la pandémie de Covid-19. Les juges ont estimé que García avait utilisé son influence pour favoriser certaines entreprises, en échange de pots-de-vin et d'autres avantages.

Le tribunal a également condamné plusieurs autres prévenus, dont des hommes d'affaires et des fonctionnaires, à des peines allant de 6 à 18 ans de prison. Les sommes détournées sont estimées à plusieurs millions d'euros.

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Des détails accablants

L'enquête a révélé que Koldo García percevait des compléments de salaire, des vacances en famille et même des services de prostituées, payés par des entrepreneurs cherchant à obtenir des marchés publics. Les juges ont souligné le caractère systématique de ces pratiques, qui se sont déroulées sur plusieurs années.

« C'est un cas emblématique de la manière dont le pouvoir peut être corrompu lorsque des individus sans scrupules exploitent leur position à des fins personnelles », a déclaré le procureur chargé de l'affaire, selon des propos rapportés par l'agence EFE.

Impact politique et réactions

Cette condamnation intervient alors que le gouvernement de Pedro Sánchez est déjà fragilisé par plusieurs scandales. L'opposition a immédiatement réagi, réclamant des explications et la démission du Premier ministre. « Cela montre que la corruption est un fléau qui touche jusqu'au sommet de l'État », a déclaré le leader du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo.

De son côté, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a pris ses distances avec Koldo García, affirmant que ces faits sont individuels et que le parti n'a pas été impliqué. Pedro Sánchez n'a pas encore commenté personnellement cette condamnation.

Les conséquences judiciaires

Koldo García a annoncé son intention de faire appel de la décision. Ses avocats estiment que la peine est disproportionnée et qu'il n'y a pas eu de préjudice pour l'État. La Cour suprême a cependant ordonné le versement de 15 millions d'euros de dommages et intérêts.

Cette affaire relance le débat sur la transparence et la lutte contre la corruption en Espagne, où plusieurs scandales ont éclaté ces dernières années, notamment au sein des administrations régionales.

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