L'abandon du scénario climatique le plus extrême, le RCP8.5, souvent utilisé pour modéliser les impacts du réchauffement climatique, ne remet pas en cause la gravité de la situation, selon une analyse du Giec et de nombreux scientifiques. Ce scénario, qui prévoyait une hausse des températures de 4 à 5 degrés Celsius d'ici 2100, est désormais jugé peu probable en raison de la baisse des émissions de gaz à effet de serre dans certains secteurs. Cependant, les experts avertissent que les émissions actuelles restent élevées et que d'autres scénarios, comme le RCP6.0 ou le RCP4.5, prévoient toujours un réchauffement significatif.
Un scénario dépassé mais utile
Le RCP8.5, qui suppose une croissance continue des émissions de charbon, a été critiqué pour son manque de réalisme. Pourtant, il a permis de sensibiliser le public aux risques extrêmes. Son abandon ne signifie pas que le danger est écarté. Les émissions de CO2 ont atteint un niveau record en 2023, et les engagements actuels des pays ne permettent pas de limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius.
Les autres scénarios toujours alarmants
Les scénarios RCP6.0 et RCP4.5 prévoient respectivement une hausse de 2 à 3 degrés Celsius. Même le scénario optimiste RCP2.6, qui nécessite des réductions drastiques des émissions, semble difficile à atteindre. Les conséquences incluent des vagues de chaleur plus fréquentes, des sécheresses et des montées des eaux.
Les scientifiques insistent sur l'urgence d'agir. Le GIEC souligne que chaque dixième de degré compte et que les politiques actuelles doivent être renforcées. L'abandon du RCP8.5 ne doit pas être interprété comme un signal de relâchement, mais comme une incitation à poursuivre les efforts.



