Loïs Boisson : « Tout est possible » à Roland-Garros
Boisson : « Tout est possible » à Roland-Garros

Revenue sur les courts il y a quelques mois après une longue période de blessure, la numéro un française Loïs Boisson s'apprête à disputer le Grand Chelem parisien avec l'objectif de réaliser un grand tournoi. « Tout est possible », a-t-elle déclaré en conférence de presse vendredi, à deux jours du début du tournoi.

Un retour attendu

Après avoir été éloignée des courts pendant sept mois, Loïs Boisson, demi-finaliste surprise l'an passé, arrive à Paris « enfin à 100 % » physiquement. « L'an dernier, au fond de moi, je savais que j'en étais capable, que potentiellement ça pouvait être possible », a-t-elle confié, alors qu'elle pointait à la 361e place mondiale. « Cette année, forcément, les conditions sont différentes. Mais je reste dans le même état d'esprit : tout est possible, je peux aller au bout comme je peux perdre au premier tour. »

Un parcours semé d'embûches

Après sa demi-finale l'an passé, la numéro un française a connu l'ivresse d'un premier titre WTA à Hambourg, puis la détresse d'un long passage de sept mois par l'infirmerie pour soigner des blessures à la jambe gauche et à l'avant-bras droit. « Physiquement ça va bien, depuis peu je suis enfin à 100 %. Je suis hyper contente de ça, d'arriver ici dans ces conditions », a-t-elle rassuré. « Mes deux matchs à Strasbourg m'ont permis de retrouver un peu plus de rythme sur le court, d'engranger de la confiance. »

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Une longue période d'incertitude

La joueuse de 23 ans, 50e mondiale, a débuté son année le 21 avril par une défaite à Madrid avant d'en enchaîner deux autres à Rome puis à Parme. À Strasbourg, elle a remporté son premier match contre Wang Xiyu, avant de s'incliner contre la 9e mondiale Victoria Mboko. Lors de son entrée en lice contre la 22e mondiale Anna Kalinskaya, elle sera « sur le papier » l'outsider. Mais elle ne se sent pas inférieure à la Russe, qui, à la différence de la Française, n'est pas spécialiste de la terre battue : « Le classement, ça ne veut pas toujours dire grand-chose. » Son parcours l'an dernier en est le plus bel exemple.

Loïs Boisson est revenue sur la longue période d'incertitude médicale qui a pesé sur son moral : « Cette blessure a été différente de celles que j'ai pu avoir, je ne savais pas, il n'y avait pas de délai hyper précis, c'est ça qui était assez dur mentalement, d'être dans l'inconnu tous les jours, toutes les semaines, tous les mois. » Pour préparer ce retour sur la terre de ses exploits, Boisson a choisi de retrouver son ancien entraîneur, Florian Reynet, afin de « reprendre les bases » dans un environnement familier.

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