Samedi 4 juillet 2026, huit militants de l'association Projet Animaux Zoopolis (PAZ) se sont rassemblés devant la Coopérative Agricole d'Antibes (C ma Coop) pour protester contre la vente de pièges à colle, qu'ils qualifient d'« extrêmement cruels pour les animaux ». Venus de Valbonne, Cagnes-sur-Mer et Nice, ils ont dénoncé la fabrication, l'utilisation et la commercialisation de ces dispositifs.
Une ambiance tendue dès le début
Jeannethe Valdés, référente locale PAZ pour les Alpes-Maritimes, a décrit une « ambiance un peu tendue au début », affirmant que « la direction n'a pas voulu nous parler, ni venir s'exprimer pour que nous puissions mettre en place quelque chose de constructif ensemble ». Elle assure avoir « passé dix coups de téléphone au magasin » pour tenter d'établir un dialogue. De son côté, Vincent Desprez, le directeur de C ma Coop, nuance ces propos : « Nous avons reçu un courrier électronique dénonçant la commercialisation des pièges à colle, ainsi qu'une campagne répétée de messages sur nos réseaux sociaux. Il ne s'agissait pas d'une invitation à échanger sur le sujet, mais d'une demande de cesser immédiatement la vente de ces produits. »
La direction renvoie la responsabilité aux pouvoirs publics
La coopérative se dit consciente que ces produits « font débat » et partage la volonté de limiter la souffrance animale, mais estime que la question est « plus complexe qu'une simple interdiction ». Elle rappelle que ces articles répondent à un besoin réel face aux risques sanitaires ou matériels, et que leur utilisation relève « de la responsabilité de l'utilisateur ». L'enseigne renvoie la décision « aux pouvoirs publics et au législateur », ajoutant : « Nous ne pensons pas que retirer ces produits des magasins physiques permette, à lui seul, de résoudre ce débat. Les personnes souhaitant s'en procurer continueront probablement à les acheter sur Internet ou auprès d'autres circuits de distribution, sans bénéficier des conseils. »
Des victoires revendiquées par PAZ
Malgré ce refus, l'association se félicite d'avoir fait avancer la cause animale, revendiquant « d'énormes victoires en quelques mois : de nombreux magasins dans les Alpes-Maritimes ont cessé la vente de ces dispositifs ». Le 11 mai dernier, l'enseigne M. Bricolage à Grasse s'est engagée à retirer ces pièges de ses rayons. De même, à Nice, Les Briconautes et Brico'Nice ont définitivement stoppé leur commercialisation le 10 juin. Une pétition sur la plateforme MyPetition a déjà récolté plus de 23 000 signatures pour le retrait des pièges à colle des étals de C ma Coop.



