L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que plus de 1 300 décès sont imputables à la canicule qui frappe l'Europe depuis plusieurs jours. Selon le Dr Hans Kluge, directeur régional de l'OMS pour l'Europe, « cette vague de chaleur est sans précédent et a des conséquences tragiques sur la santé publique ».
Un bilan humain lourd
Les pays les plus touchés sont la France, l'Espagne et l'Italie, où les températures ont dépassé les 40°C pendant plusieurs jours consécutifs. En France, la canicule a causé la mort de 567 personnes, selon les chiffres du ministère de la Santé. En Espagne, 412 décès ont été recensés, et en Italie, 345. Ces chiffres sont provisoires et pourraient augmenter dans les prochains jours.
L'OMS précise que les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies chroniques sont les plus vulnérables. « La chaleur extrême aggrave les conditions préexistantes et peut entraîner des coups de chaleur mortels », a expliqué le Dr Kluge.
Des records de chaleur battus
Cette canicule est la plus intense jamais enregistrée en Europe à cette période de l'année. Au Royaume-Uni, le mercure a atteint 39,1°C, un record historique. En Allemagne, la température a grimpé à 41,5°C à Duisbourg. Les autorités appellent à la vigilance et recommandent de boire beaucoup d'eau et d'éviter les sorties aux heures les plus chaudes.
Les services de secours sont débordés. En France, le SAMU a enregistré une augmentation de 30% des appels liés à la chaleur. Les hôpitaux ont mis en place des plans canicule pour faire face à l'afflux de patients.
Des mesures d'urgence
Plusieurs pays ont activé des plans d'urgence. En Espagne, des centres de rafraîchissement ont été ouverts dans les grandes villes. En Italie, des distributions d'eau sont organisées dans les gares et les lieux publics. La Croix-Rouge européenne a déployé des équipes de secours supplémentaires.
L'OMS appelle les gouvernements à renforcer leurs systèmes d'alerte et à adapter les infrastructures pour faire face aux vagues de chaleur récurrentes liées au changement climatique. « Il est essentiel de mettre en place des mesures de prévention à long terme », a conclu le Dr Kluge.



