Samedi 27 juin 2026, alors que la température frise les 40 °C, une vingtaine de gendarmes et policiers municipaux se sont déployés de Pégomas à Auribeau, en passant par le pont du Tanneron, pour une opération de contrôle sur les bords de la Siagne. Objectif : faire respecter les arrêtés d'interdiction de baignade et préserver ce site naturel classé Natura 2000.
Une opération préventive mais ferme
Sous les ordres du lieutenant-colonel Guillaume Plaidy, commandant de la compagnie de Cannes, les forces de l'ordre ont sillonné les rives. « Il s'agit de lutter contre les infractions qui affectent chaque été les bords de la Siagne, alors même que la baignade est interdite et que le risque incendie est à son maximum », explique-t-il. « Oui, tout le monde a droit de prendre le frais, mais non, pas partout, ni dans n'importe quelles conditions. »
Les militaires ont dû faire preuve de pédagogie pour convaincre les baigneurs récalcitrants. Sous le pont du Tanneron, un homme a été verbalisé pour avoir introduit son scooter au cœur du site, malgré les panneaux d'interdiction. Plus loin, un groupe de Marseille avait installé un camp de fortune avec tapis et toiles de tente, laissant des déchets environnants.
Des risques multiples : lâchers d'eau, incendies, pollution
Les autorités rappellent les dangers : lâchers de barrage EDF, pollution due à la surfréquentation, et risque d'incendie. « Là, ils ramassent leurs détritus parce qu'on est présents, mais sinon, le site resterait pollué, avec du verre, parfois des mégots, qui risquent de tout embraser », déplore le lieutenant-colonel Plaidy.
Côté Pégomas, la maire Florence Simon a profité de l'opération pour sanctionner les maîtres ne tenant pas leurs chiens en laisse ou ne ramassant pas les déjections. Le maire de La Roquette, Clément Thiery, était également présent « par solidarité avec mes collègues de la Siagne ».
Des opérations qui portent leurs fruits
Florent Rossi, maire d'Auribeau, souligne la nécessité de ces actions : « Depuis quelques années, on déplore l'apparition d'une population moins respectueuse, plus polluante, avec parfois des barbecues, des bagarres, et des rave parties. L'an dernier, ces opérations coup de poing avaient porté leurs fruits au fil de l'été. » Il prévoit également un réaménagement du chemin des Gabres.
Alors que l'afflux des vacanciers se profile, les forces de l'ordre annoncent que ces contrôles vont se multiplier. Malgré la chaleur caniculaire, la Siagne n'est pas une piscine à ciel ouvert, et les piqûres de rappel seront nécessaires pour protéger ce joyau naturel.



