De nouveaux composteurs, comme de nouveaux jardiniers, ont trouvé refuge dans les trois îlots de ce parc naturel d'Anglet. Animations et formation vont contribuer à leur donner une nouvelle vie.
Un nouveau départ pour les jardins partagés
Le tout récent remplacement des composteurs d'origine des jardins partagés des trois îlots du Maharin (Millet, Val Fleuri et Pyrénées), occupés par 47 jardiniers, illustre en lui-même un nouveau départ. Un printemps accompagné par la mise en place d'une organisation repensée afin d'y apporter une nouvelle dynamique avec Stéphane Lachau, ex-Espace jeunes, nouveau chef de service du Conseil des quartiers, assisté de Nathalie Chabert.
Lundi 11 mai, cette délégation conduite par l'ancien international de rugby et adjoint aux quartiers E et F, Grégoire Lascubé, a fait un tour des parcelles. Daniel, un récent jardinier qui a acquis une parcelle de 33 m², s'y était joint en compagnie de Cedric Bourgeois et Bruno Darrigade, deux agents des Espaces verts qui sont sur site en permanence.
Des jardins créés en 2016
Le Maharin demeure d'autant sous surveillance permanente que des policiers municipaux y effectuent des rondes quotidiennes. Ces jardins, créés en 2016, ont tout d'abord été gérés par une association avant de l'être par la Ville d'Anglet et confiés au Conseil des quartiers. Ces derniers, en plein développement entre animations, réunions et structuration de découpage géographique, avaient un peu mis à distance le suivi de l'entretien des jardins familiaux du Maharin.
Un constat qui a conduit à une première réunion, dès le mois de novembre, avec l'esquisse, avant les élections municipales de mars dernier, de ce service de coordination des jardins pour effectuer un état des lieux.
« Nous avions constaté que la majorité des jardiniers – tous Angloys de résidence, en appartements — étaient retraités. Certains, pour des raisons diverses, avaient laissé leur parcelle partir en jachère, d'autres ont compris que le poids des ans devenait trop lourd pour les entretenir de manière responsable. Mais pour tous, c'était une décision difficile, détaille Nathalie Chabert. Aussi, avons-nous décidé, en les réattribuant à de nouveaux postulants, de réduire les parcelles de 66 m² à 33 m² et d'observer leur évolution. »
Vecteur de lien social
« Quand on observe le fonctionnement des jardins partagés, indique Grégoire Lascubé, on voit qu'il y a des gens d'âges différents, d'une grande diversité. Mais cela permet aux plus anciens de rester dans le coup, de partager, d'échanger sur ce qu'ils font, de donner des conseils voire leurs outils. »
Outre un projet environnemental, « le jardin partagé est un vecteur de lien social », insiste Stéphane Lachau. Aussi, pour y mettre de la vie, des animations, des pique-niques, des bourses aux plantes ou des concours seront organisés.
« Comme nous sommes en soutien avec les Espaces verts et le service Environnement de la Ville, on va faire une formation sur le contenu des composteurs et l'utilité des insectes pollinisateurs », prolonge-t-il. Ce lundi, cette reprise en main semblait déjà, à vue d'œil, porter ses fruits.



