Les ambitions de Velvet pour le transport ferroviaire français
Rachel Picard, présidente de l'opérateur ferroviaire Velvet, a récemment exposé la vision stratégique de son entreprise pour le marché français. Dans un contexte où la libéralisation du rail s'accélère, elle insiste sur une approche collaborative plutôt que conflictuelle avec l'historique SNCF.
Une stratégie axée sur le développement du marché
Notre objectif principal n'est pas de prendre des clients à la SNCF, a déclaré Rachel Picard lors d'une interview. Elle précise que la mission de Velvet est de faire grossir l'offre de trains en France, en créant de nouvelles opportunités de déplacement et en répondant à des besoins non couverts actuellement.
Cette philosophie s'inscrit dans une volonté d'élargir le marché ferroviaire dans son ensemble, plutôt que de se contenter de redistribuer les parts existantes. Velvet cherche à attirer de nouveaux voyageurs qui n'utilisent pas encore le train régulièrement, grâce à des services innovants et des tarifs attractifs.
Des projets concrets pour enrichir l'offre
Pour concrétiser cette ambition, Velvet planifie plusieurs initiatives :
- Le lancement de nouvelles lignes interurbaines sur des axes moins fréquentés
- Le développement de services à bord axés sur le confort et la connectivité
- Des partenariats avec des acteurs locaux pour créer des offres multimodales
- Une approche tarifaire flexible pour répondre à divers profils de voyageurs
Rachel Picard souligne que cette expansion bénéficiera à l'ensemble du secteur, y compris à la SNCF, en dynamisant la demande pour le transport ferroviaire. Elle estime que la coexistence de plusieurs opérateurs peut stimuler l'innovation et améliorer la qualité du service pour tous les usagers.
Un contexte de libéralisation progressive
Cette annonce intervient alors que le marché ferroviaire français connaît une ouverture progressive à la concurrence, conformément aux directives européennes. Velvet, comme d'autres nouveaux entrants, doit naviguer dans un écosystème encore largement dominé par la SNCF, mais Rachel Picard voit cela comme une opportunité plutôt qu'une contrainte.
Nous croyons en un modèle où la complémentarité prime sur la rivalité, affirme-t-elle. En développant des niches et en explorant de nouveaux segments, Velvet espère contribuer à une offre ferroviaire plus diversifiée et accessible, tout en respectant les standards de sécurité et de fiabilité exigés par le secteur.
Cette vision pourrait influencer la manière dont la concurrence s'organise dans les années à venir, avec un accent mis sur la croissance du marché plutôt que sur la simple captation de parts.



