Stationnement des voitures sans permis : une solution provisoire pour régler ce casse-tête à Gassin
À la demande de l’un de ses conseillers, la maire de Gassin a précisé sa stratégie temporaire pour mettre fin au stationnement anarchique des jeunes conducteurs sur le parking de l’hôpital et ses alentours.
Au fil des années, les lycéens ont pris possession du parking du lycée mais aussi bien au-delà. En une dizaine d’années, les voitures sans permis ont proliféré par dizaines, voire par centaines, aux abords du lycée, devenant un véritable problème pour les patients du pôle de santé qui tournent parfois pendant de longues minutes avant de trouver une place.
Pour mettre fin à ce remue-ménage quotidien, la maire de Gassin a débloqué une solution provisoire en autorisant les jeunes conducteurs à se garer sur une aire située au fond du parking de l’hôpital. Une décision prise rapidement et officialisée dans un premier temps par le proviseur de l’établissement scolaire.
« Pouvons-nous avoir des éclaircissements supplémentaires car nous avons découvert en même temps que tout le monde ce choix ? », demande le nouveau conseiller, Olivier Huchet. La première magistrate a immédiatement reconnu « ce coup raté ».
« L’opportunité d’avoir le tout-venant »
« On a voulu faire vite à l’occasion de la rentrée des classes. On a eu l’opportunité d’avoir le tout-venant, alors nous y sommes allés et j’ai prévenu le proviseur du lycée qui a d’abord communiqué l’information, ajuste-t-elle. Dès le premier jour, il était plein. Maintenant les élèves sont garés et les personnes partent à leurs consultations sans être embêtées. »
Après cette première justification, l’élu a questionné Anne-Marie Waniart sur l’avenir de ce site : « J’y suis allé il y a quelques jours, le panneau de livraison est déjà par terre, il faudra faire attention. Est-ce qu’il sera fermé et réservé uniquement aux voiturettes ? ». « Oui il le sera pendant les vacances scolaires », informe-t-elle.
Une solution provisoire jusqu’en 2027 ?
La maire a ensuite développé la stratégie adoptée pour tenter de satisfaire le plus grand nombre d’administrés dans ce quartier où plusieurs services cohabitent. « On va observer comment cette méthode fonctionne jusqu’à la fin de l’année scolaire. Cependant cet espace ne restera pas indéfiniment comme cela. C’est un terrain à bâtir et la municipalité a d’autres projets pour lui », prévoit-elle.
Pour accélérer les démarches, la première édile a aussi contacté son conseiller régional : « Il faut qu’il trouve une solution pour les élèves chez eux et pas chez nous. Cette aire de stationnement nous sert de transition donc on ne va pas y faire des aménagements pour la sécuriser car elle va peut-être durer qu’un an ou un an et demi. C’est le temps que la région trouve sa solution. »



