LGV Bordeaux-Toulouse : un protocole d'intention signé, les oppositions persistent
LGV Bordeaux-Toulouse : protocole signé, oppositions persistent

Un nouveau « protocole d’intention » a été signé ce jeudi 7 mai par le Premier ministre et les Métropoles de Bordeaux et de Toulouse, relançant le projet de ligne à grande vitesse (LGV) qui divise toujours les élus métropolitains.

Un projet jugé irréversible

Le Premier ministre Sébastien Lecornu l’a affirmé ce jeudi 7 mai à Toulouse après la signature : « Ce projet est désormais irréversible. » Il s’agit des deux lignes LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, qui comptent à la fois des défenseurs et des détracteurs au sein de Bordeaux Métropole.

Dans un communiqué, Thomas Cazenave, maire de Bordeaux et président de la Métropole, s’est félicité : « Une nouvelle étape décisive est franchie dans le rapprochement entre Bordeaux et Toulouse ! Avec Jean-Luc Moudenc, nous assumons cet engagement commun, soutenable financièrement et utile au territoire. L’enjeu n’est pas seulement d’aller plus vite, mais de construire une relation plus forte entre Bordeaux et Toulouse, et plus largement de mieux organiser le Grand Sud-Ouest. »

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Il a ajouté : « Pour Bordeaux Métropole, ce projet a aussi une portée très concrète. Il est lié aux mobilités du quotidien et à la montée en puissance du RER métropolitain. »

Les écologistes montent au créneau

C’est sur « les trains du quotidien » que le groupe Écologie et solidarités, opposé au projet de LGV, aimerait que la Métropole se concentre. « Nous proposons le financement de la rénovation des lignes afin de permettre la circulation des trains du quotidien, de proposer des arrêts en gare au plus près des habitants et d’éviter le saccage de la biodiversité sur les parcelles traversées. »

Le groupe écologiste de la Métropole s’inquiète aussi du coût du projet et conteste la déclaration de Sébastien Lecornu : « Loin de constituer un engagement décisif comme cela est annoncé, l’État ne prévoit un financement que pour les années 2026 et 2027. Il envisage désormais un partenariat public-privé, ce qui traduit l’incapacité des pouvoirs publics à boucler ce dossier et laisse présager d’une facture encore plus lourde pour les finances publiques. Nous regrettons l’insistance de l’État et de certaines collectivités, dont le nouvel exécutif de Bordeaux Métropole, à soutenir ce dossier alors qu’il existe une alternative moins coûteuse. »

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