Feria de Nîmes : des cartels pour l’art, l’émotion ou la découverte
Dès ce vendredi, en matinée ou après-midi, toutes les horloges de Nîmes vont se mettre à l’heure de la feria. Pour des corridas ou novilladas aux lumineuses promesses. Les jeunes novilleros en format de non piquée dès ce vendredi matin, et les maestros de maturité, Borja Jiménez et Clemente pour le mano a mano de clôture, vont encadrer le week-end de Pentecôte à Nîmes. Une programmation composée de huit rendez-vous, construite sur la diversité des élevages, le prestige de plusieurs figures du toreo actuel ou la découverte de nouveaux venus.
La palette variée des ganaderias invitées
Entre les novillos de Roland Durand pour le lever de rideau et les taureaux imposants de Pedraza de Yeltes pour le final (659 kg de moyenne marqués sur la bascule à leur débarquement), les aficionados, quatre jours durant, vont pouvoir juger de la présentation et des qualités de combativité des pensionnaires de plusieurs ganaderias de diverses origines. Propriété du matador retiré El Juli, l’élevage El Freixo, à l’affiche ce samedi après-midi et qui fera sa présentation à Nîmes, ne sera sans doute pas le moins observé. Si le nom de Fermín Bohórquez revient très régulièrement au générique des corridas équestres de Pentecôte, les noms de Vírgen María, Talavante ou Santiago Domecq, moins fréquents, à des degrés divers, vont monopoliser l’attention. Et la présence d’un lot de Robert Margé, pour le cartel 100 % français de la matinée du dimanche de feria, sera là pour apprécier le niveau obtenu désormais par la devise tricolore.
Le retour de Morante de la Puebla
Avec la venue de Morante de la Puebla, pour son seul contrat en France, la Pentecôte tient là son affiche événement. Ce que confirme d’ailleurs la vente de billets pour la corrida du samedi 23 mai à 18 heures. Accompagné d’Alejandro Talavante et du jeune Marco Pérez, l’Andalou, trois mois après avoir acté sa fin de carrière dans les arènes de Madrid devenues folles de cris et de pleurs, a décidé de se revêtir à nouveau de lumière. Pour une saison dont le nombre de contrats augmente régulièrement. Créatif et imprévisible, proposant souvent un toreo qu’on croyait ne jamais voir, signataire aussi de journées sombres, inattendu ou doutant, il sera à la fois le phare et le point d’interrogation de la feria.
Novilleros et maestros de goût et de pouvoir
Pour les autres affiches de cette Pentecôte, une guirlande de sérieuses promesses. Avec deux espoirs français chez les novilleros (Victor et Clovis), six matadors nationaux au paseo du dimanche (Marc Serrano, Adriano, Tibo Garcia, El Rafi, Maxime Solera et Solal), des matadors de pouvoir et de science les après-midi de vendredi et de dimanche, et la corrida équestre matinale, l’une des panoplies les plus représentatives des acteurs majeurs d’aujourd’hui.
Tous les cartels de la Pentecôte 2026
- Vendredi 22 mai à 11 h : novillada non piquée avec Lisares, Matías, Manuel Realito, Rogelio Pajuelo (Roland Durand).
- Vendredi 22 mai à 18 h : Miguel Ángel Perera, Paco Ureña, Aarón Palacio (Virgen María).
- Samedi 23 mai à 11 h : novillada avec Emiliano Osornio, Victor, Clovis (Talavante).
- Samedi 23 mai à 18 h : Morante de la Puebla, Alejandro Talavante, Marco Pérez (El Freixo).
- Dimanche 24 mai à 11 h : Marc Serrano, Adriano, Tibo Garcia, El Rafi, Maime Solera, Solal (Margé).
- Dimanche 24 mai à 18 h : Sébastien Castella, Daniel Luque, Emilio de Justo (Santiago Domecq).
- Lundi 25 mai à 11 h : Léa Vicens, Guillermo Hermoso de Mendoza, Duarte Fernandes.
- Lundi 25 mai à 18 h : Borja Jiménez, Clemente (Pedraza de Yeltes).
Réservations : arenesdenimes.com



