Pouvoir d'achat: 61% des salariés préfèrent gagner plus, même avec moins de temps libre
Pouvoir d'achat: 61% des salariés veulent gagner plus

Fini le bien-être, le confort, la quête de sens… Le pouvoir d’achat est de retour au cœur des préoccupations des Français. Selon une étude de la Fondation Travailler autrement (réalisée par l’Ifop pour le Diot-Siaci Institute), 61 % des salariés du privé privilégient désormais « gagner plus, même avec moins de temps libre », un niveau inédit depuis 2008.

Après une parenthèse post-Covid où beaucoup acceptaient de gagner moins pour mieux vivre, l’inflation et les dépenses contraintes ont renversé la vapeur. L’augmentation de salaire arrive largement en tête des attentes (67 %), loin devant l’équilibre vie pro/perso ou les avantages annexes.

Un fossé de perception avec les dirigeants

Les deux tiers (63 %) des salariés estiment être correctement rémunérés, quand 89 % des employeurs pensent que la rémunération permet de « vivre dignement ». Un écart de 26 points qui révèle un vrai malentendu. La transparence pose aussi problème : 87 % des dirigeants estiment communiquer clairement, contre 62 % des salariés.

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Des inégalités selon la taille de l'entreprise

L’étude met surtout en lumière une profonde inégalité selon la taille de l’entreprise. Les salariés des TPE de moins de 20 personnes gagnent en moyenne 1.953 euros net par mois, soit 690 de moins que ceux des entreprises de plus de 1.000 salariés (2.643 euros). Ils ont aussi beaucoup moins accès aux avantages complémentaires (intéressement, mutuelle renforcée, titres-restaurant…) : 60 % dans les petites structures contre 89 % dans les grandes. « Tous les salariés ne sont plus égaux face à la protection économique offerte par le travail », alerte Patrick Levy-Waitz, président de la Fondation Travailler autrement.

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