Meryll Rogge, designer de Marni : « Mon but est de voir mes créations portées »
Meryll Rogge : « Mon but est de voir mes créations portées »

Meryll Rogge, la nouvelle directrice artistique de la maison italienne Marni, a récemment accordé une interview au Monde, partageant sa vision et ses ambitions pour la marque. Avec un parcours riche chez Dries Van Noten et Loewe, elle apporte un souffle nouveau à Marni, alliant audace et accessibilité.

Un parcours d'exception

Née en Belgique, Meryll Rogge a fait ses armes dans le monde de la mode auprès de grands noms. Après des études à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, elle a travaillé chez Dries Van Noten, où elle a appris l'importance des détails et des matières. Puis, chez Loewe, sous la direction de Jonathan Anderson, elle a développé son sens de l'innovation et de la narration vestimentaire.

« Mon but, c'est de voir mes créations portées », déclare-t-elle. Cette phrase résume sa philosophie : des vêtements qui ne sont pas seulement beaux sur un podium, mais qui s'intègrent dans la vie réelle des femmes et des hommes.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La vision pour Marni

Marni, fondée en 1994 par Consuelo Castiglioni, est connue pour ses imprimés audacieux et ses silhouettes non conventionnelles. Rogge souhaite perpétuer cet héritage tout en y apportant sa touche personnelle. « Je veux que les gens ressentent de la joie en portant Marni », explique-t-elle. Pour sa première collection, elle a joué avec les couleurs vives, les matières mixtes et les formes oversize, créant une garde-robe à la fois sophistiquée et décontractée.

Elle insiste sur l'importance de la durabilité et de la responsabilité sociale. « Nous devons produire moins, mais mieux », affirme-t-elle. Marni s'engage à utiliser des matériaux éco-responsables et à réduire son empreinte carbone, tout en maintenant une qualité irréprochable.

Une mode inclusive et accessible

Rogge veut briser les barrières de l'élitisme dans la mode. « Le luxe n'est pas réservé à une élite », dit-elle. Elle mise sur des pièces fortes mais portables, accessibles à un public plus large. Sa collection inclut des vêtements unisexes, reflétant une approche inclusive de la mode.

Elle évoque également l'importance de la collaboration : « Je travaille main dans la main avec mon équipe, chaque idée est la bienvenue. » Cette dynamique collective se ressent dans ses créations, qui mêlent influences diverses et savoir-faire artisanal.

Les défis à venir

Le monde de la mode est en pleine mutation, entre crise climatique et évolution des habitudes de consommation. Rogge reste optimiste : « Les consommateurs sont de plus en plus conscients, ils veulent du sens. » Elle voit dans cette prise de conscience une opportunité pour repenser la mode, la rendre plus éthique et plus durable.

Interrogée sur ses inspirations, elle cite l'art, l'architecture et la nature. « Je trouve la beauté dans les choses imparfaites, dans les textures brutes », confie-t-elle. Cette sensibilité se traduit dans ses collections par des jeux de volumes, des asymétries et des associations inattendues.

Meryll Rogge conclut : « Je veux que mes vêtements racontent une histoire, celle de la personne qui les porte. » Une philosophie qui promet de redonner à Marni une place de choix dans le paysage de la mode contemporaine.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale