Une enseignante d’une école primaire d’Avignon est accusée de violences et d’humiliation sur un élève de CE2, selon des informations révélées par France Bleu Vaucluse. Les faits, qui se seraient déroulés en classe, ont été signalés par les parents de l’enfant, qui ont déposé une plainte auprès du commissariat d’Avignon.
Des gestes violents et des paroles humiliantes
D’après le récit des parents, leur fils de 8 ans aurait été victime de gestes violents de la part de son enseignante. Celle-ci l’aurait notamment tiré par les cheveux, lui aurait donné des coups de pied et l’aurait insulté devant ses camarades. L’enfant serait également rentré chez lui avec des marques sur le corps. Les parents, choqués, ont immédiatement alerté la direction de l’école, puis les autorités judiciaires.
Une enquête ouverte
Le parquet d’Avignon a confirmé l’ouverture d’une enquête pour violences sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité. L’enquête a été confiée à la brigade de protection des familles. L’enseignante, qui exerce depuis plusieurs années dans cet établissement, a été suspendue à titre conservatoire en attendant les résultats de l’enquête. La direction académique des services de l’éducation nationale (DSDEN) de Vaucluse a également été saisie.
Réactions de la communauté éducative
Les parents d’élèves de l’école se disent « sous le choc » et expriment leur soutien à la famille de l’enfant. Une réunion d’information a été organisée avec les représentants des parents d’élèves et la direction de l’école. De son côté, le syndicat enseignant SNUipp-FSU a appelé à « ne pas stigmatiser l’ensemble du corps enseignant » et a rappelé que les violences éducatives sont interdites par la loi.
Un contexte de vigilance
Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance accrue autour des violences scolaires. Plusieurs cas similaires ont été médiatisés ces dernières années, conduisant à des condamnations et à des mesures de prévention renforcées. L’éducation nationale rappelle que tout signalement de violence fait l’objet d’une procédure stricte, avec une enquête administrative et, si nécessaire, des poursuites pénales.
L’enquête devra déterminer les circonstances exactes des faits et la responsabilité de l’enseignante. En attendant, l’enfant et sa famille bénéficient d’un suivi psychologique. Le parquet d’Avignon devrait se prononcer dans les prochaines semaines sur d’éventuelles poursuites.



