Villeneuve-Loubet : la taxe foncière augmente de 0,65 point en 2026
Villeneuve-Loubet : taxe foncière en hausse de 0,65 point

La taxe foncière va connaître une légère augmentation à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes. Lors du conseil municipal du 28 avril 2026, le maire Lionnel Luca a annoncé une hausse de 0,65 point du taux de la taxe sur le foncier bâti, qui passe ainsi de 28,50 % en 2025 à 29,15 % pour 2026. Cette augmentation représente, selon les cas, un surcoût annuel allant d'une quinzaine à environ 80 euros pour les administrés.

Un maire qui dénonce le désengagement de l'État

Le maire a profité de la présentation du budget primitif pour adresser des critiques sévères à l'État. Il a expliqué que cette hausse était imposée par les circonstances, notamment la baisse de la dotation globale de fonctionnement, passée de 2,164 millions d'euros en 2013 à seulement 55 000 euros aujourd'hui. Il a également pointé du doigt les pénalités liées à la loi SRU sur les logements sociaux.

« C'est de l'apartheid fiscal »

Lionnel Luca a qualifié la taxe foncière d'inique, estimant qu'elle crée une situation où les locataires ne paient rien tandis que les propriétaires supportent seuls la charge. Il a proposé de la remplacer par une contribution de résidence, qui serait payée par tous en fonction de leurs moyens. Selon lui, cette réforme permettrait de mieux répartir l'impôt.

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Le maire a également dénoncé la fraude sur les résidences principales, qui coûte cher à la commune. Il a expliqué que certains contribuables déclarent frauduleusement leur résidence secondaire comme principale pour échapper à la taxe d'habitation. L'an dernier, cette fraude a privé la commune de 900 000 euros de recettes, et cette année, le manque à gagner est estimé à 400 000 euros. De plus, cette fraude fausse le calcul du nombre de logements sociaux exigé par la loi SRU, entraînant des pénalités de plus de 450 000 euros.

Une dette stabilisée

Enfin, Lionnel Luca a évoqué la dette de la commune, qui s'est stabilisée entre 12 et 14 millions d'euros entre 2017 et 2025. Il a défendu le recours à l'emprunt pour financer des équipements durables, arguant que la dette d'aujourd'hui est l'impôt de demain et qu'il ne faut pas faire peser le coût des investissements sur les seuls contribuables actuels.

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