Une vente aux enchères exceptionnelle à Nîmes
Ce mercredi 13 mai, l’Hôtel des ventes de Nîmes (Gard) a organisé une vente aux enchères de plus de 3 000 cartes Pokémon, une première pour la commissaire-priseuse Aurore Illy, qui lance un nouveau département dédié à cette thématique. Les collectionneurs ont pu enchérir sur des cartes emblématiques comme Pikachu, Dracaufeu, Mew ou Rayquaza, marquant un tournant dans le monde des enchères, où les collections de timbres cèdent la place à la culture geek.
Le vendeur : une histoire de passion familiale
Christophe, le vendeur, a commencé sa collection en 1995, à l’âge de 16 ans. Après l’avoir mise de côté, il l’a redécouverte avec son fils, qui s’y est intéressé à 5 ans. « Je travaillais, j’avais un budget pour acheter les cartes que je ne pouvais pas m’offrir plus jeune », raconte-t-il. Aujourd’hui, il se sépare d’une partie de sa collection pour financer un projet professionnel commun avec son fils. « Forcément, ça fait un petit pincement au cœur. Il y a des souvenirs de Noël ou d’anniversaire… » confie-t-il.
Les acheteurs : du collectionneur novice au spécialiste
Parmi les acheteurs, Julien, un père nîmois, a amené son fils Arthur, 9 ans, à sa première vente aux enchères. Arthur a remporté un Mega Kangourex pour 15 euros et un Lucario pour 5 euros, repartant avec un butin de plus de 100 euros. De son côté, Yannick, 36 ans, a misé 190 euros pour une carte Lugia de la série Appel des Légendes, qu’il estime à 600 euros ailleurs. « Je cherche des cartes vintages, sans rayure ni pliure », explique-t-il.
Une surprise : le Dracaufeu invendu
Contre toute attente, la carte maîtresse de la collection, un « Dracaufeu brillant en parfait état » mis à 1 100 euros, n’a pas trouvé preneur. « C’est le jeu des enchères », philosophe maître Illy. Christophe, lui, n’a aucun regret : l’argent servira à un nouveau départ professionnel avec son fils.



