Stéphanie Rist, ministre de la Santé depuis octobre, vit sa première gestion de crise face à l'hantavirus. Cette rhumatologue de formation, réputée discrète et habituée au travail de fond, se retrouve soudainement exposée au grand public.
Un baptême du feu médiatique
Le dimanche 10 mai, alors que le gouvernement apprend qu'une Française a contracté l'hantavirus après un séjour sur le navire « MV Hondius », Stéphanie Rist est envoyée au journal télévisé de France 2 par Sébastien Lecornu. « Mes parents m'ont dit : Tu ne te rends pas compte ce que ça représente pour nous de te voir au 20 Heures, avec Delahousse ! » témoigne-t-elle.
Elle ne s'attendait pas à se retrouver en première ligne de la gestion de crise gouvernementale, pour prévenir la propagation de ce virus dont le taux de létalité est estimé entre 30 et 50 %. D'autant qu'habituée au travail de fond, elle privilégie d'ordinaire la discrétion, décrivent ceux qui l'ont côtoyée. « C'est son baptême du feu », salue un ancien occupant du poste.
Une gestion de crise sous pression
Depuis plusieurs jours, la ministre enchaîne les interventions, réunions et auditions sur l'hantavirus. Cette exposition médiatique intense contraste avec son profil discret. Stéphanie Rist doit désormais conjuguer sa rigueur de médecin avec les exigences de la communication politique en temps de crise.
Son parcours de rhumatologue l'a préparée à la rigueur scientifique, mais la gestion d'une pandémie potentielle est un défi d'une tout autre ampleur. Le gouvernement compte sur sa compétence et sa capacité à rassurer la population.
Alors que les cas suspects se multiplient, Stéphanie Rist reste en première ligne, déterminée à contenir la menace. Son baptême du feu pourrait bien marquer un tournant dans sa carrière politique.



