Le gouvernement a annoncé ce jeudi 23 avril que les aides à la rénovation énergétique MaPrimeRénov' ne subventionneront plus les rénovations globales qui prévoient de conserver un chauffage au gaz à l'issue des travaux. Cette mesure s'inscrit dans le plan d'électrification du gouvernement, qui vise notamment à atteindre un million de pompes à chaleur installées par an d'ici 2030.
Un changement à partir de septembre 2026
Dès le 1er septembre 2026, les aides à la rénovation d'ampleur pour les maisons individuelles seront conditionnées à un changement de chaudière si celle-ci utilisait une énergie fossile. Selon le ministère de la Ville et du Logement, seulement 10 % des rénovations d'ampleur conservaient jusqu'à présent un mode de chauffage fossile.
Rappel sur MaPrimeRénov'
MaPrimeRénov' avait été suspendu pour les rénovations d'ampleur pendant l'été 2025 en raison d'un trop grand nombre de demandes et de tentatives de fraudes. Le guichet avait été rouvert en septembre 2025.
Une offre "clés en main" pour les pompes à chaleur
Le plan d'électrification prévoit également la création d'une offre "clés en main" pour les pompes à chaleur (PAC). Cette offre rassemblera dans un seul contrat l'installation, la maintenance et éventuellement la fourniture d'électricité. Le contrat sera mensualisé, déduira les aides et sera proposé aux ménages modestes. Un appel à projets sera ouvert pour labelliser des entreprises fiables proposant une telle offre. Pour éviter une envolée des coûts, un référentiel des prix d'installation des PAC sera publié prochainement.
Interdiction du gaz dans les constructions neuves
Comme annoncé mi-avril, un texte réglementaire interdira le gaz dans les constructions neuves, y compris en appoint ou en hybridation, à partir de 2027 pour les logements et dans les années suivantes pour les bâtiments tertiaires.
Réforme du DPE en vue
Le gouvernement souhaite une nouvelle réforme du diagnostic de performance énergétique (DPE) pour abaisser à nouveau le coefficient de conversion de l'électricité, ce qui améliorerait l'étiquette DPE des millions de logements chauffés à l'électrique.



