Le Parlement français a adopté définitivement, ce jeudi, la loi relative à l'hydroélectricité, un texte qui permet à EDF de renouveler ses concessions hydroélectriques. Ce vote intervient après des mois de négociations avec la Commission européenne, qui réclamait une mise en concurrence des concessions.
Un compromis avec Bruxelles
Le texte de loi, fruit d'un accord entre la France et l'Union européenne, prévoit que les concessions hydroélectriques d'EDF pourront être renouvelées sans appel d'offres systématique. En contrepartie, l'entreprise publique devra investir dans la modernisation des installations et ouvrir une partie de sa production à la concurrence. Ce compromis permet d'éviter une procédure contentieuse engagée par la Commission européenne contre la France pour non-respect des règles de concurrence.
Les détails de la loi
La loi autorise le renouvellement des concessions pour une durée de 20 à 30 ans, contre 50 ans auparavant. EDF devra également réaliser des investissements conséquents pour améliorer la performance environnementale et la sécurité des barrages. En outre, un dispositif de régulation des prix de l'électricité produite par ces installations sera mis en place pour protéger les consommateurs.
Réactions et enjeux
Les syndicats d'EDF ont salué la préservation du modèle intégré de l'entreprise, tandis que les associations écologistes critiquent un manque d'ambition en matière de transition énergétique. Le gouvernement, de son côté, se félicite d'avoir trouvé un équilibre entre les exigences européennes et la défense des intérêts nationaux. Cette loi est cruciale pour EDF, qui produit environ 10 % de son électricité grâce à l'hydroélectricité, une source d'énergie renouvelable et pilotable.
Le texte doit encore être promulgué par le président de la République avant d'entrer en vigueur. Il marque une étape importante dans la relance de l'hydroélectricité française, après des années de blocage politique et juridique.



