Le gouvernement dévoile le calendrier du leasing social pour véhicules électriques
En pleine crise du carburant, le gouvernement a officialisé le lancement du dispositif de leasing social pour les voitures électriques, qui débutera à partir de juillet. Cette annonce, faite par la ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon, vise spécifiquement les Français aux revenus modestes, avec un plafond mensuel de 2 200 euros.
Une offre ciblée pour 50 000 foyers
Le dispositif concerne environ 50 000 foyers, qui bénéficieront d'un reste à charge mensuel compris entre 100 et 200 euros. Initialement prévu pour juin, le calendrier a été légèrement ajusté, mais le gouvernement maintient son engagement pour un déploiement estival. Cette mesure s'inscrit dans une stratégie plus large de transition énergétique, visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles.
Refus catégorique de suspendre les aides à la transition
Parallèlement, Maud Bregeon a fermement rejeté la demande des distributeurs de carburant de suspendre les certificats d'économie d'énergie (CEE). Elle a souligné que ces aides sont essentielles pour :
- Soutenir le pouvoir d'achat des ménages
- Faciliter le passage des véhicules thermiques à l'électrique
- Réduire la dépendance au gaz pour le chauffage
La ministre a qualifié de non-sens toute interruption de ces dispositifs, rappelant leur rôle crucial dans la décarbonation.
Tensions persistantes avec les distributeurs de carburant
Le projet de décret visant à encadrer les marges sur les prix des carburants a provoqué une vive opposition des distributeurs. Ces derniers réclament plutôt la suspension des CEE, arguant que cela permettrait de baisser les prix à la pompe. Maud Bregeon a annoncé un point de situation prévu lundi avec les acteurs du secteur, tout en exigeant que la baisse récente du baril de pétrole se répercute rapidement sur les tarifs.
Soutien aux secteurs impactés par la flambée des prix
Face aux difficultés rencontrées par certains secteurs, le gouvernement prépare une seconde vague d'aides pour mai. La ministre a notamment évoqué :
- Les pêcheurs, dont la situation reste très critique
- Le secteur du BTP, confronté à des coûts devenant difficilement soutenables
Ces mesures complémentaires visent à atténuer l'impact économique de la crise énergétique sur les activités les plus vulnérables.



