Gérald Darmanin peut compter sur un nouveau soutien après celui de Bruno Retailleau. En effet, Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, a défendu l'action du ministre de la Justice dans l'affaire Lyhanna. Interrogée sur Public Sénat, elle a déclaré : « En quoi la démission de Gérald Darmanin changerait profondément et concrètement les erreurs, les fautes, les problèmes auxquels nous sommes confrontés lorsque nous parlons de cette affaire ? »
Un soutien appuyé
Dans la classe politique, seule La France Insoumise a ouvertement appelé à la démission du ministre de la Justice. Maud Bregeon a salué le comportement de Gérald Darmanin : « Je trouve qu'il s'exprime avec beaucoup de courage et beaucoup de sincérité. Qu'un ministre présente ses excuses au nom de l'institution qu'il représente alors même qu'il n'a pas le pouvoir d'interférer dans des affaires individuelles, c'est extrêmement rare. »
Les conclusions des enquêtes attendues le 19 juin
La porte-parole a insisté sur la nécessité d'attendre les premières conclusions des enquêtes administratives diligentées dans l'affaire Lyhanna, qui seront connues le 19 juin. « La responsabilité de l'ensemble du gouvernement, c'est de tirer les bonnes conclusions, celles qui feront avancer le système dans le bon sens », a-t-elle déclaré.
Pas de solution législative miracle
Concernant les éventuelles conséquences législatives, Maud Bregeon a indiqué que le gouvernement « n'est évidemment pas opposé » à inscrire à l'agenda un texte parlementaire visant à traiter de manière globale les violences sexistes et sexuelles. Toutefois, elle a averti qu'il ne faut pas « faire croire qu'il suffirait d'un projet de loi pour régler l'ensemble des problèmes qui touchent à la protection de l'enfance ». Dans le cas Lyhanna, « ce n'est pas une affaire d'ordre législative. Il y a derrière des failles, des fautes qu'il nous faut regarder en face », a-t-elle insisté.
Budget de la justice en hausse
La porte-parole a également annoncé que le gouvernement proposera au Parlement de « continuer à augmenter le budget de la justice en 2027 », sans toutefois chiffrer le montant de cette hausse.



