Nokia prévoit de nouvelles suppressions d'emplois en France
Nokia : nouvelles suppressions d'emplois en France

Nokia annonce un nouveau plan social en France

Le groupe finlandais Nokia a confirmé, ce jeudi 17 juin 2026, son intention de procéder à de nouvelles suppressions de postes en France. Cette décision intervient dans le cadre d'un plan d'économies mondial visant à réduire les coûts et à améliorer la compétitivité de l'entreprise. Les syndicats, qui redoutent des centaines de licenciements, ont exprimé leur colère et leur inquiétude.

Un plan d'économies global

Nokia, qui emploie environ 5 000 personnes en France, avait déjà supprimé plusieurs centaines de postes ces dernières années. Le nouveau plan s'inscrit dans une stratégie plus large de restructuration mondiale, annoncée en 2025, qui prévoit la suppression de 14 000 postes à travers le monde, soit environ 16 % de ses effectifs totaux. La France, qui abrite des centres de recherche et développement (R&D) importants, pourrait être particulièrement touchée.

Réactions des syndicats

Les organisations syndicales ont vivement réagi à cette annonce. La CFE-CGC, premier syndicat chez Nokia France, a dénoncé une "hémorragie d'emplois" et réclamé des garanties sur le maintien des activités de R&D. De son côté, la CGT a appelé à une journée de grève et à une mobilisation des salariés. Les syndicats estiment que ces suppressions mettent en péril l'avenir de la filière télécoms en France.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Contexte concurrentiel difficile

Nokia fait face à une concurrence accrue de la part de ses rivaux chinois Huawei et ZTE, ainsi que de l'américain Qualcomm. Le marché des équipements de réseaux 5G est particulièrement disputé. Pour rester compétitif, le groupe finlandais cherche à réduire ses coûts et à se concentrer sur les segments les plus rentables, comme les réseaux privés et la cybersécurité.

Quelles conséquences pour les salariés ?

Le plan de restructuration prévoit des départs volontaires et des reclassements internes, mais les syndicats craignent que cela ne suffise pas à éviter des licenciements secs. Les sites de Lannion (Côtes-d'Armor) et de Nozay (Essonne), spécialisés dans la R&D, pourraient être les plus touchés. Nokia a promis d'ouvrir des négociations avec les partenaires sociaux dans les semaines à venir.

Réactions politiques

Le ministère de l'Économie a indiqué suivre la situation avec attention. Plusieurs élus locaux, notamment en Bretagne et en Île-de-France, ont interpellé le gouvernement pour qu'il exige des garanties de la part de Nokia. Le député des Côtes-d'Armor, Marc Le Fur, a dénoncé une "trahison" du groupe finlandais, qui avait bénéficié d'aides publiques pour ses activités de R&D.

En attendant, les salariés de Nokia France vivent dans l'angoisse de perdre leur emploi. Le groupe a promis de communiquer plus de détails sur le plan social dans les prochains mois.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale