Le 54e congrès de la Confédération générale du travail (CGT) s'est achevé sur une note positive pour la secrétaire générale Sophie Binet. Son bilan d'activité a été adopté par une large majorité de 87% des délégués, un score qui dépasse les attentes et conforte sa position à la tête du syndicat.
Un congrès sous le signe de l'unité
Réunis à Clermont-Ferrand du 28 mai au 2 juin, les 1 200 délégués ont plébiscité le travail accompli depuis l'élection de Sophie Binet en mars 2023. Ce résultat marque une volonté d'unité après des années de divisions internes. La secrétaire générale a su fédérer autour d'une ligne revendicative ferme sur les retraites, les salaires et l'emploi.
Les points clés du bilan
Le rapport d'activité met en avant plusieurs succès : la mobilisation contre la réforme des retraites, l'obtention d'augmentations salariales dans certaines branches, et le renforcement du syndicalisme de terrain. Sophie Binet a également insisté sur la nécessité de moderniser le syndicat pour attirer les jeunes travailleurs et les précaires.
Des voix discordantes
Malgré ce large soutien, quelques minorités ont exprimé leur désaccord, notamment sur la stratégie de négociation avec le gouvernement. Certains délégués regrettent un manque de radicalité sur les questions environnementales et sociales. Cependant, ces critiques n'ont pas entamé la majorité.
Les perspectives pour l'avenir
Fort de cette confiance, Sophie Binet entend poursuivre le combat pour l'abrogation de la réforme des retraites et pour une augmentation générale des salaires. Le congrès a également adopté un plan d'action pour les prochains mois, incluant des mobilisations nationales à l'automne. La CGT se positionne comme un acteur incontournable du dialogue social, tout en maintenant une ligne de fermeté.
Ce congrès marque un tournant pour la CGT, qui semble retrouver une dynamique unitaire après des années de turbulences. Reste à savoir si cette unité se traduira par des victoires concrètes pour les travailleurs.



