Un accueil compliqué pour les visiteurs
À Montpellier, emprunter les quatre lignes de tramway peut vite devenir un casse-tête pour les visiteurs. Malgré un réseau réputé efficace, l’expérience des touristes est parfois semée d’embûches. Tickets utilisables immédiatement, plan des stations incomplets, ou encore absence de borne dans certaines stations : les plaintes se multiplient.
Première difficulté : acheter un ticket
À peine descendus du bus à la gare routière de Sabines, les voyageurs cherchent souvent à rejoindre la gare ou le centre-ville. Mais avant cela, il faut acheter un ticket. Problème : sur les 84 stations de tramway, seules 64 sont équipées de bornes de vente. « Il n’y avait pas de borne à notre station, alors on a été obligées de frauder le temps d’aller à la prochaine. C’est dommage », témoigne Ambre, venue avec son amie. La faible luminosité des bornes complique aussi l’achat. Amélie, une Montpelliéraine, raconte : « Une dame m’a demandé de l’aide car elle n’arrivait pas à voir la borne. »
Des solutions alternatives existent
Pour éviter ces désagréments, il est possible d’acheter son ticket chez les commerçants partenaires de la TAM : 100 points de vente répartis dans la ville, signalés par un autocollant. On peut aussi utiliser l’application M ticket ou le site ticket-tam.com. Mais certains touristes ignorent que les tickets sont utilisables immédiatement après l’achat, sans validation. Léa explique : « Je pensais qu’on validait son ticket comme dans toutes les autres villes, alors j’en ai pris plusieurs. Finalement, j’ai dû en racheter. »
Des plans de lignes incomplets
Autre particularité montpelliéraine : tous les arrêts ne figurent pas sur les plans affichés dans les tramways. Sur la ligne 2, seuls les arrêts principaux sont indiqués. Un touriste parti de Sabines ne verra l’arrêt « Beaux-Arts » qu’après avoir dépassé la gare. Ambre s’interroge : « Je trouve ça vraiment bizarre. Je comprends qu’ils mettent les principaux en gras, mais il faut aussi signaler les plus petits. » La TAM justifie ce choix par la volonté de représenter l’ensemble du réseau plutôt que l’intégralité des arrêts d’une ligne.
Des évolutions assumées
Depuis la mise en place de la gratuité pour les résidents, le tram a connu des changements. Julie Frêche, vice-présidente en charge des mobilités, a justifié la disparition des valideurs en 2023 : « Cela entraînera une économie de fonctionnement d’un million d’euros. » Les chiffres de fréquentation et de vente de billets aux non-métropolitains ont depuis dépassé les attentes. Malgré tout, certains touristes parviennent à s’y retrouver. Christophe relativise : « Je n’ai pas eu de souci. C’est assez clair quand on regarde le plan affiché aux arrêts… enfin, c’est surtout ma femme qui a tout compris ! » Anne, de retour à Montpellier, conclut : « Quand on est perdu, il suffit de demander. C’est aussi ça, la richesse du voyage. »



