Réservations de dernière minute : la nouvelle tendance dans les campings du Gard
Réservations last minute : la tendance dans les campings du Gard

Dans les campings du Gard rhodanien, la tendance des vacanciers français est de réserver au dernier moment, tandis que les Néerlandais, nombreux en bord de Cèze, planifient leurs séjours bien en amont. Les gérants de camping témoignent de cette évolution.

Une clientèle française qui attend la dernière minute

Alors qu'une étude de l'Alliance France Tourisme révèle que 71 % des Français passeront leurs vacances dans l'Hexagone cet été, les campings du Gard rhodanien constatent un phénomène de réservations de dernière minute pour cette clientèle. En revanche, les étrangers, surtout d'Europe du Nord, réservent toujours longtemps à l'avance.

Aux Genêts d'Or, à Bagnols-sur-Cèze, la clientèle est majoritairement néerlandaise et fidèle. Yvette Ortiz, responsable du camping, observe : « Les Néerlandais prévoient leurs vacances bien à l'avance et économisent chaque mois. Cette année, ils restent peut-être un peu moins longtemps, deux semaines plutôt que trois. » Elle accueille également des voyageurs sans réservation, comme Gabi, une Allemande venue de Düsseldorf avec son mari, qui fait étape pour cinq jours avant de poursuivre vers les Pyrénées espagnoles.

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L'augmentation du prix de l'essence et les taxes aux Pays-Bas pourraient freiner certains départs, selon Yvette Ortiz. Mais en ce début mai, les habitués sont présents et d'autres arrivent sans prévenir.

Des changements depuis le Covid

Au camping Le Dolium à Laudun, Nelly Baucher est plus inquiète : « Les réservations ne sont pas top. Notre clientèle est à 70 % française, et les Français attendent les dernières minutes. C'est une tendance depuis le Covid. L'année dernière, nous n'avons rempli les réservations pour août que la dernière semaine de juillet. » Cette incertitude est stressante pour ce camping, peu fréquenté par les Néerlandais car il n'est pas en bord de rivière. Pour améliorer sa visibilité, Le Dolium a rejoint le réseau Flower Camping cette année.

Dans la vallée de la Cèze, Alexandra Ollier, gérante du camping Le Saint-Michelet à Goudargues, note un « retard dans les réservations vu le contexte du prix de l'essence ». Les Français attendent pour diverses raisons, notamment les canicules et les incendies. Certains se tournent vers la Bretagne quand il y fait beau. Heureusement, elle peut compter sur les Néerlandais, qui réservent dès octobre.

Impact du prix de l'essence

Florence Ruiz, patronne des Amarines à Cornillon, constate une baisse de 3 % des réservations en mai. « La clientèle souffre du prix de l'essence. Les Néerlandais disent que l'essence est encore plus chère chez eux, mais moins en Suisse. » Malgré cela, sa clientèle nordique reste présente.

Un mois d'avril boosté par des événements sportifs comme le Gran fondo et l'Ultra Bike France a permis d'atteindre +13 % par rapport à 2025. Le mois de juillet s'annonce positif avec +7 % de réservations. Cependant, Florence Ruiz souligne : « Rien n'est sûr dans le tourisme : météo, politique, budget... Depuis le Covid, les comportements ont changé, la visibilité est difficile. »

Recrutement de saisonniers

Les campings emploient souvent des locaux. Aux Genêts d'Or, le recrutement est facile : « Beaucoup de jeunes Bagnolais viennent nous voir, je n'ai pas passé d'annonce. » Aux Amarines, le recrutement a aussi été plus facile cette année. En revanche, au Dolium et au Saint-Michelet, les difficultés persistent : certains saisonniers ne sont pas disponibles ou pas fidèles.

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