Repas à 1€ pour tous les étudiants : un coup de pouce salué à Montpellier
Repas à 1€ pour tous les étudiants : un coup de pouce salué

Depuis ce lundi 4 mai, le tarif minimum est devenu la norme dans les restaurants universitaires, y compris pour les non-boursiers. Pour beaucoup, cette baisse de 2,30 € est loin d’être anecdotique. Sur les 2,7 millions de repas servis dans les restaurants du Crous de Montpellier en 2025, un million l’a été à des étudiants non boursiers au tarif de 3,30 €. Mais tout cela est désormais du passé. Depuis ce lundi, les 80 000 étudiants montpelliérains – comme leurs homologues ailleurs en France – bénéficient tous du repas au tarif unique d’1 €.

Un coup de pouce financier attendu

Ce coup de pouce est particulièrement apprécié à l’heure du déjeuner au restaurant universitaire Vert-Bois, sur le site de l’université Paul-Valéry, l’un des plus fréquentés de la ville. Yasmine, une étudiante habituée des lieux, témoigne : « Je viens déjeuner tous les jours au restaurant universitaire. 2,30 € de gagné par repas, ce n’est pas grand-chose pour certains, mais pour un étudiant, c’est énorme. C’est une mesure dont on a beaucoup parlé entre nous ces derniers mois. Maintenant qu’elle est active, on essaie de faire passer le message à ceux qui n’ont pas l’habitude de déjeuner au Crous. »

À côté d’elle, Chris, lui aussi habitué, a déjà fait ses calculs : « Je pense économiser plus de 400 € par an ! » Un gain de pouvoir d’achat non négligeable, même s’il doit être relativisé : « J’aimerais bien que ce soit pour les loisirs, mais pour l’instant, ça va surtout compenser la hausse du prix de l’essence », confie-t-il en souriant.

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Unanimement salué

Même constat chez Nino, qui vient de régler son premier repas à 1 € : « C’est génial ! On ne va pas se mentir, le tarif de 3,30 € était déjà très compétitif, surtout pour des repas dont la quantité et la qualité me paraissent correctes et suffisantes. Mais il n’y a pas de petites économies pour nous », confirme l’étudiant en première année, en route pour ses partiels.

Difficile, ce lundi, de trouver un opposant à la mesure parmi les étudiants. À peine certains s’interrogent-ils sur une possible « baisse des quantités à l’avenir » ou une « répercussion sur d’autres aides qui pourraient disparaître ». Le tarif unique fait l’unanimité, même chez ceux qui, boursiers, en bénéficiaient déjà. Eden salue « une décision qui va dans le sens de la justice et de l’égalité entre les étudiants ». Jim, qui étudie le russe et l’anglais, ajoute : « Est-ce qu’il va y avoir plus de monde dans les Resto U ? Sûrement, mais tant mieux si d’autres peuvent en bénéficier. Savoir que vous pouvez manger correctement et rapidement pour seulement 1 €, quand vous êtes étudiant, c’est très rassurant. »

Un enjeu de précarité étudiante

Prisca insiste : « Il ne faut pas sous-estimer la précarité étudiante. Beaucoup de ceux qui ne bénéficient pas des bourses, pour différentes raisons, ont besoin de ce coup de pouce financier. » Car le budget alimentation pèse lourd sur le portefeuille des jeunes. Il arriverait même en seconde position, derrière celui du logement. Charline, en fac de Droit, confirme : « Je dois être autour d’une centaine d’euros par mois pour mes repas du midi. À partir d’aujourd’hui, je mangerai plus souvent au Crous ! »

Cette mesure, saluée par l’ensemble des étudiants, représente un véritable soulagement dans un contexte de hausse des prix. Elle devrait également entraîner une augmentation de la fréquentation des restaurants universitaires, comme le prévoit le Crous, qui se prépare à un afflux.

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