Pinasse Café : trois associations contestent la reconstruction de la terrasse
Pinasse Café : associations contestent la terrasse

Un recours judiciaire contre la terrasse du Pinasse Café

Trois associations de la Presqu'île ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Bordeaux pour contester la légalité des travaux de reconstruction de la terrasse-pergola du célèbre restaurant Pinasse Café, situé à Lège-Cap-Ferret. Le 16 mars dernier, la municipalité avait validé par arrêté une déclaration de travaux de la SAS Pinasse Café pour rénover cette structure, qui était en mauvais état. Les travaux sont désormais terminés, mais pour les associations Protection et aménagement de Lège-Cap-Ferret (PALCF), Cœur de Ferret et l'Association de sauvegarde de la presqu'île de Lège-Cap-Ferret (ASPLCF), cet arrêté est entaché d'illégalités.

Les arguments des associations

Après avoir adressé un recours gracieux au maire le 14 avril, resté sans réponse, les associations ont saisi le tribunal administratif le 13 mai pour faire constater l'illégalité des travaux et obtenir l'annulation de l'arrêté. Elles estiment que l'autorisation ne respecte pas le nouveau plan de prévention des risques littoraux (PPRL), qui définit une zone rouge inconstructible sur le littoral du Ferret. De plus, la terrasse empiéterait sur la servitude de passage de 5 mètres, dite « rue de la plage », réduisant cet espace à moins de 2 mètres. Rappelons qu'en janvier, le tribunal judiciaire de Bordeaux a reconnu la propriété de cette bande de terrain aux propriétaires des murs des restaurants, mais avec une servitude de passage de 5 mètres pour le public.

La réponse du restaurant et du maire

La SAS Pinasse Café a réagi par communiqué, affirmant que les travaux portent sur une terrasse-pergola préexistante, autorisée par un permis de construire de 2011, et non une construction neuve. Elle conteste également l'intérêt à agir des associations, déjà écarté par la juridiction judiciaire. Jean-François Tastet, gérant du groupe Côté mer, côté Bassin, précise que le passage pour le public a été élargi par rapport à avant. Le maire Philippe de Gonneville ironise sur le recours, soulignant que les associations ont du mal à accepter la décision du tribunal sur la propriété. Il ajoute que la rénovation à l'identique n'est pas contraire au PPRL et que le public peut toujours passer, sans obligation de laisser 5 mètres vides. Le jugement de janvier n'ayant pas été exécuté, un statu quo perdure.

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