Nice : les copropriétaires ont deux mois pour sauver leur immeuble squatté
Nice : 2 mois pour sauver l'immeuble squatté

À Nice, les copropriétaires de l'immeuble situé au 4 bis rue Saint-Philippe, en partie squatté et évacué jeudi 30 avril 2026, disposent de deux mois pour engager d'importants travaux. L'accès au bâtiment reste bloqué sous la surveillance de la police municipale.

Une situation tendue pour les résidents

Une dizaine de résidents a passé la nuit de dimanche à lundi dans un gymnase, un hébergement de fortune mis à disposition par la Ville de Nice. Le maire, Éric Ciotti, avait signé un arrêté de péril le 30 avril, renforçant la pression sur les copropriétaires. Déjà en octobre 2025, un précédent arrêté avait été levé après la réalisation de près de 70 000 euros de travaux, notamment l'installation de portes blindées. Mais ces dernières n'ont pas résisté : les squatteurs les ont attaquées à la disqueuse, selon un propriétaire désemparé.

Des problèmes de structure identifiés

Ce lundi matin, des agents de police municipale gardaient le portail vert tandis que les représentants de la copropriété étaient reçus par la première adjointe, Françoise Souliman. « Ils nous ont donné deux mois pour réaliser des travaux qui, vu leur importance, ne pourront être faits dans ce délai », explique Jocelyne, membre du conseil syndical. Les sapeurs-pompiers ont constaté des fragilités dans la structure du bâtiment. « Nous avons deux mois pour faire passer un ingénieur béton, préconiser les travaux et signer les devis. Sinon, c'est la mairie qui le fera et nous enverra la facture », ajoute-t-elle.

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Des inquiétudes financières et sécuritaires

Jocelyne reconnaît que la municipalité a pris le problème à bras-le-corps et propose de prendre en charge le relogement des locataires durant ce délai. Mais elle s'interroge sur la capacité de la copropriété, déjà endettée à 120 %, à assumer ces nouveaux travaux. Surtout, elle craint que cela n'empêche pas les squatteurs de revenir à terme. La police municipale ne pourra pas assurer une surveillance permanente. Elle propose que les quatre immeubles partageant le portail en indivision contribuent à l'embauche d'un agent de sécurité pour filtrer les entrées, à condition que les voisins acceptent.

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