Ligne Nîmes-Le Grau-du-Roi : l'été plus calme grâce aux nouvelles mesures
Ligne Nîmes-Le Grau-du-Roi : un été apaisé

La ligne ferroviaire Nîmes – Le Grau-du-Roi, souvent critiquée pour sa forte affluence et les problèmes d'insécurité, semble vivre un été plus paisible en 2025. La mise en place de la réservation obligatoire et nominative, couplée à la présence de médiateurs et de forces de l'ordre, a considérablement amélioré l'expérience des voyageurs.

Un dispositif renforcé pour un été serein

Dès l'entrée en gare de Nîmes centre, le ton est donné : des gendarmes filtrent l'accès au quai E. La ligne, qui permet de rejoindre la mer pour 1 euro, est gérée par la Région Occitanie en partenariat avec la SNCF. Cette année, les voyageurs doivent réserver leur place nominative, une mesure qui a permis de réduire la surpopulation à bord. Les médiateurs de l'association nîmoise Samuel-Vincent, reconnaissables à leurs t-shirts rouges, sillonnent les rames pour prévenir les incivilités.

« Pour un dimanche, c'est tranquille, confie Amin, l'un des médiateurs. Il y a juste eu quelques incivilités pour l'instant, des pieds sur les sièges, des personnes qui parlent fort. En août, c'est plus chaud. » Il ajoute : « Avec tout ce qui a été mis en place, c'est totalement différent, cette année. Avant, sans les places nominatives, on pouvait monter à 600-700 personnes dans une rame prévue pour 400-500. »

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Une fréquentation mieux maîtrisée

Les usagers notent une réelle différence. Un Nîmois de 50 ans, qui utilise la ligne occasionnellement, témoigne : « On n'a pas de voiture, les trains comme celui-ci sont un levier intéressant pour des balades. » Il avoue toutefois avoir évité cette ligne par le passé en raison des incivilités. Désormais, la jauge est respectée et les débordements sont plus rares.

Dans une rame, un groupe de jeunes très bruyant attire l'attention des médiateurs. Ces derniers s'installent à proximité, ce qui suffit souvent à calmer les esprits. « Parfois, juste notre présence suffit, analyse Ouneisse. Mais ils font du bruit, là. » Amin précise : « Ce sont des jeunes du Mas de Mingue. On discute avec eux, on essaie de tisser un lien de confiance. Après, ce sont eux qui viennent nous poser des questions. Ça fait plaisir. »

Des tensions encore présentes mais mieux gérées

Le retour vers Nîmes, en fin d'après-midi, est souvent plus tendu. À 17 h 15, les agents de la Sûreté ferroviaire (Suge) filtrent l'accès au quai. « C'est le train de 18 h 59 vers Nîmes qui est le plus problématique, confie un agent. C'est là qu'on récupère le plus d'objets illicites dans les sacs. » Malgré tout, les incidents sont moins fréquents. Un voyageur ivre, qui s'est énervé et a frappé les sièges, a été rapidement pris en charge par les médiateurs jusqu'à son départ en gare de Vauvert. « Je le connais, ce gars, il a vrillé, explique Amin. Récemment, il a perdu son boulot à Vauvert et depuis, il a perdu la notion de réalité. »

Ce jour-là, les trois médiateurs n'auront pas d'autre intervention à assurer. Le train arrive à bon port, certes sur le fil, mais dans un climat apaisé. En attendant des travaux qui permettront d'augmenter le nombre de trajets quotidiens, les mesures mises en place semblent porter leurs fruits.

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