Feria de Béziers : un Parkinsonien pilote de caisse à savon
Feria de Béziers : un Parkinsonien pilote de caisse à savon

Ce dimanche 17 août, à partir de 14 heures, le Plateau des poètes à Béziers accueille la traditionnelle course de caisses à savon. Parmi les participants, un nom sort du lot : Rémy Okonski, un Valrassien de 62 ans atteint de la maladie de Parkinson depuis 2020. Loin de se laisser abattre par le diagnostic, il a décidé de relever ce défi avec une double motivation.

Un projet né lors de la Feria 2024

C'est en assistant à la course de caisses à savon de la Feria de Béziers 2024 que Rémy a eu l'idée de participer à l'édition suivante. « J'avais trouvé cela plutôt sympa, confie-t-il. Je me suis dit que cela aurait deux intérêts pour l'association PKSOL Béziers, antenne locale de France Parkinson : mieux nous faire connaître dans le bassin biterrois et avoir un projet qui implique les adhérents. »

Un message d'espoir pour les malades

Pour Rémy, cette participation est avant tout un message adressé à tous. « Je veux montrer aux gens en bonne santé que ce n'est pas parce qu'on est malade qu'on est incapable d'avoir des projets, explique-t-il. Je cherche aussi à donner de l'espoir aux personnes malades. Dans notre association, on a du mal à motiver les gens après le diagnostic. Ils pensent que tout est fini et arrêtent toute activité. »

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La construction du véhicule : un parcours semé d'embûches

Une fois le projet en tête, il a fallu construire la caisse à savon. Sans connaissance du milieu, Rémy a dû se renseigner. Grâce au réseau de PKSOL Béziers, il a contacté le président de l'association des caisses à savon de Montady, qui leur a fourni un châssis, l'élément le plus difficile à obtenir. Après des retouches mécaniques pour assurer la bonne tenue de route, l'équipe s'est attelée à la décoration. Le choix s'est porté sur un cerveau, symbole de la maladie neurodégénérative de Parkinson.

« Certaines personnes nous ont dit que nous étions fous »

L'annonce du projet a suscité des réactions mitigées. « Pas mal de monde nous a dit que nous étions fous, raconte Célestine, la femme de Rémy et son principal soutien. Mais cela ne nous a pas arrêtés, bien au contraire. Nous avons eu plusieurs fois peur que ça ne se réalise pas, mais nous avons tenu bon. » Si Rémy n'affiche aucune crainte, Célestine s'inquiète de la pente importante du Plateau des poètes. Pour Rémy, l'essentiel est de trouver du plaisir. « La maladie est lourde à vivre, il est primordial de profiter de moments festifs », conclut-il.

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