Ce mardi 30 septembre, le centre commercial Leclerc de Saint-Aunès a été le théâtre d'une opération de contrôle inopinée menée par les agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l'Hérault. L'objectif était de traquer les anomalies sur les bouteilles de vin en vente, notamment en ce qui concerne leur origine et leur étiquetage.
Inspection minutieuse des rayons
Dès 11 heures, les agents ont scrupuleusement examiné chaque étiquette des bouteilles exposées. Nathalie Beau, cheffe de service à la DDPP, a précisé : « On regarde surtout les produits dans les rayons bas. » Cette opération s'est déroulée en présence du préfet de l'Hérault, François-Xavier Lauch, soulignant l'importance accordée à la lutte contre les fraudes dans le secteur viticole.
Sur les 450 références disponibles lors de la foire aux vins organisée par l'enseigne, « aucune anomalie majeure n'a été constatée », a confirmé Yann Louguet, directeur de la DDPP. Les contrôles ont porté sur la correspondance des prix affichés avec ceux appliqués en caisse, la date de mise en bouteille, l'origine des produits et leur disposition dans les rayons.
Des sanctions en cas d'irrégularités
« Dans ce magasin, c'est clair. Les vins sont classés par région d'origine. Notre rôle est de vérifier si chacun correspond bien à la localité indiquée afin de ne pas tromper le consommateur », a expliqué Nathalie Beau. En cas d'anomalie, l'enseigne s'expose à des sanctions graduées : un avertissement écrit pour les manquements mineurs, une mise en demeure pour réorganisation des rayons en cas de mélange de vins français et étrangers, et des poursuites pénales avec une amende pouvant aller jusqu'à 300 000 euros pour les infractions multiples.
La crainte de la « francisation » des vins
Le préfet François-Xavier Lauch a exprimé une préoccupation majeure : « Nous craignons principalement la francisation des vins, c'est-à-dire que, derrière une bouteille à l'étiquette française, on vende du vin d'autres pays dans un contexte où la filière viticole française est déjà en grande difficulté. » Cette pratique, si elle était avérée, porterait un coup supplémentaire à une filière en crise.
Yann Louguet a néanmoins relevé une amélioration dans les rayons de Leclerc par rapport au contrôle précédent, l'année dernière, avec des origines de produits plus clairement indiquées. Au total, 110 opérations de contrôle ont déjà eu lieu cette année dans le département, avec pour objectif de faire respecter la réglementation visant à sauvegarder la production française.



