Jusqu'au dimanche 17 mai, le village troglodytique de La Madeleine à Tursac accueille plus d'une quarantaine d'artisans du Grand Sud-Ouest. Représentant une vingtaine de métiers d'antan, ils effectuent des démonstrations de leurs savoir-faire ancestraux. Cet événement est l'un des plus recommandables de la saison touristique en Dordogne.
Une édition rallongée
Rallongée d'une journée cette année, la 6e édition de la fête « La Madeleine d'antan » bat son plein sur le site historique. Le célèbre site troglodytique et le château qui le surplombe forment l'un des plus beaux lieux de la vallée de la Vézère. « Plus d'une quarantaine d'artisans du Grand Sud-Ouest présentent des savoir-faire ancestraux, à la base de notre civilisation », explique Louis Hamelin, à la tête du site avec sa sœur Marie.
Immersion dans les métiers d'autrefois
En 2019, la famille Hamelin avait proposé pour la première fois une immersion du public auprès de métiers ancestraux : feuillardier, tailleur de lauze, vannier avaient répondu présent, avant la venue ultérieure de forgerons. Après l'année record de 2021, qualifiée d'« exceptionnelle », le rendez-vous s'est consolidé. « L'idée est de mettre en avant une grande fête autour de la transmission, car on perd nos savoir-faire dans ce monde digitalisé », poursuit Louis Hamelin.
Le geste et la parole
Le leitmotiv est le même chaque année, placé sous le double signe du « geste et de la parole : chaque artisan effectue démonstration et transmission ». Au-delà des initiations, les échanges passent aussi par des conseils pour suivre des formations.
Les métiers à découvrir
Travail du cuir, de la pierre, de la dentelle, des dorures, du blé sont à découvrir dans le village et à la ferme. Avec quelques animations supplémentaires comme des chants occitans grâce à la chorale de Saint-Chamassy, de la distillation de roses ou des démonstrations sur la vie des abeilles. Sur place, le public peut se tester sur des danses médiévales.
Le plumassier, un métier singulier
L'un des métiers les plus singuliers est celui de plumassier. Nathan Darthout travaille la plume naturelle pour la transformer en un élément « pour la mode, les cabarets ou des objets décoratifs ».
Nouveautés 2025
Parmi les nouveautés, la venue d'un facteur d'arc, Bernard Veyssère, originaire de Lunas, près de La Force. Ancien charpentier, il a été attiré par un test de tir à l'arc nature et un retour à son usage originel : « un bout de bois et une corde ». Depuis, il fabrique des arcs en utilisant différentes essences : de l'aubépine pour un arc calqué sur un modèle viking, de l'orme pour un spécimen danois ou encore de l'oranger des Osages pour une réplique amérindienne.
Voici la liste des nouveaux artisans : Bernard Veyssière, facteur d'arcs et arbalétrier ; les apiculteurs de Dordogne ; Lucile Dray, potière et céramiste ; Marguerite André, sculpteuse sur bois réalisant des entrelacs médiévaux ; Laurie Guénantin, qui fait du tressage de blé ; Mathilde Guignard, qui présente la teinture végétale ; Irénée Audibert, dans la taille de pierre ; Michel Porche, tourneur sur bois ; Timothée Zucher, joaillier ; Manuel Pereira, sculpteur de statues et vierges en bois pour les monuments historiques ; Sylvain Boureau, sourcier et géobiologue.
Informations pratiques
« La Madeleine d'antan », jusqu'au dimanche 17 mai, de 10 à 18 heures. Tarifs : 15 euros ; moins de 15 ans, 9 euros ; gratuit pour les moins de 6 ans. Restauration possible de 12 heures à 15 h 30.



