Rejet de l'amendement RN sur l'acétamipride en commission
Rejet de l'amendement RN sur l'acétamipride

Rejet de l'amendement RN sur l'acétamipride en commission

Le projet de loi d'urgence agricole, examiné en commission des Affaires économiques début mai avant son passage dans l'Hémicycle à partir du 19 mai, a vu un amendement du Rassemblement national rejeté. La députée de Lot-et-Garonne, Hélène Laporte, oratrice du groupe RN, a exprimé son mécontentement face à cette décision. Elle souhaitait la réintroduction encadrée de l'acétamipride, un pesticide néonicotinoïde controversé, essentiel selon elle pour les filières de la pomme, de la noisette, de la cerise et de la betterave sucrière.

Hélène Laporte a déclaré : "Au niveau des mesures d'urgence, la première, pour des filières comme les nôtres, c'est la réintroduction de l'acétamipride de manière très encadrée, afin d'éviter que ce soit retoqué par le Conseil constitutionnel comme on l'a connu avec la loi Duplomb. J'ai proposé un amendement, mais il a été déclaré irrecevable au niveau de l'Assemblée nationale." Elle soupçonne la droite de vouloir s'approprier cette mesure lors de l'examen au Sénat.

Avancées saluées par la députée

Malgré ce revers, Hélène Laporte se félicite de plusieurs avancées. Elle approuve le "blocage systématique des importations de denrées contenant des résidus de substances interdites dans l'Union européenne". Un amendement porté par le RN, La France insoumise et les Écologistes a supprimé la condition limitant le blocage aux cas présentant "un risque sérieux pour la santé humaine ou animale". Selon elle, "si c'est une substance interdite, c'est évident que ce n'est pas bon, ou alors on ne l'interdit pas".

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Elle se réjouit également de l'interdiction pour la restauration collective de s'approvisionner en produits non européens et des mesures favorisant un approvisionnement local. De plus, son amendement "qui interdit d'imposer des règles administratives plus lourdes aux éleveurs français par rapport aux concurrents européens" a été retenu.

Alourdissement des peines pour les dégradations agricoles

Le projet de loi prévoit aussi un alourdissement de la peine pour les auteurs de destructions et de dégradations de biens agricoles, jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, une mesure "très attendue" selon la députée.

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