Depuis le 30 avril, les moutons sont de retour à Royan. Comme chaque année, la Ville relance son dispositif d’éco-pâturage pour entretenir certaines prairies sans recourir aux engins mécaniques. « L’idée, c’est de diminuer les interventions mécaniques et de revenir à quelque chose de naturel », explique Damien Nougués, responsable du service environnement à la mairie de Royan.
Un entretien naturel des prairies
Sur ces prairies communales, les animaux remplacent en grande partie les tondeuses, du printemps à l’automne. « Une fois qu’ils sont en place, on n’intervient plus. Ce sont eux qui font le travail », ajoute Damien Nougués. Deux sites accueillent ces troupeaux : une petite parcelle de 5 000 m² où sont installés deux brebis et l’âne Shrek, et une prairie de plus d’un hectare où pâturent dix brebis et un bélier.
En place depuis 2016, cette démarche permet de soutenir l’élevage local. « Les éleveurs ont besoin d’espace et de valoriser leur activité. C’est un échange de bons procédés », souligne Damien Nougués. L’éco-pâturage ne remplace toutefois pas totalement les méthodes classiques. « On reste sur une gestion combinée », précise-t-il. Certaines interventions mécaniques restent nécessaires, notamment en début ou en fin de saison, mais leur fréquence est fortement réduite.
Un partenariat local bénéfique
Derrière cette initiative existe un partenariat avec les éleveurs locaux, notamment Maurice Gruget, installé à Chenac-Saint-Seurin-d’Uzet. « Je fais ça bénévolement. C’est pour le plaisir de voir des animaux en ville, surtout pour les enfants », confie-t-il. Avec une cinquantaine de brebis à la ferme, il met une partie de son troupeau à disposition chaque année. Au-delà de l’entretien des terrains, le projet participe aussi à maintenir un lien avec le monde rural. « La ville ne peut pas venir à la campagne donc c’est la campagne qui vient à la ville », résume l’éleveur.
Un succès auprès des habitants
Et du côté des habitants, l’initiative fait l’unanimité. Ils sont une dizaine à être venus voir le retour des moutons et saluer Shrek. Jean Leconte, riverain, ne cache pas son enthousiasme : « Ça fait six ans que je vois l’âne Shrek, c’est un bonheur. J’ouvre ma fenêtre et je les vois, je les entends… C’est un vrai plaisir. »



