Formation ULM à Agen : la passion d'Alain Saint-Martin
Formation ULM à Agen : la passion d'Alain Saint-Martin

Une nouvelle école ULM à l'aérodrome d'Agen

La base Saint-Exupéry de Montpezat-d’Agenais est une référence en Europe pour le monde de l’ULM. Grâce à Alain Saint-Martin, une formation pour devenir pilote ULM a ouvert à Agen. La passion est souvent la plus forte, et cela correspond parfaitement à l’état d’esprit d’Alain Saint-Martin, qui, après une vie dans l’agriculture, est aujourd’hui instructeur de pilotes ULM à l’aérodrome d’Agen. Il est prêt à accueillir tous ceux qui, comme lui, ont envie d’évoluer dans les airs et souhaitent se former au pilotage de ces petits avions appelés ULM.

Un savoir-faire reconnu

« En Lot-et-Garonne, lorsque l’on aime l’ULM, nous avons beaucoup de chance car nous disposons d’une des plus importantes bases d’Europe : Saint-Exupéry à Montpezat-d’Agenais, créée par la famille Boucherat. C’est la référence, raconte-t-il. J’y suis devenu instructeur. Nous avons des valeurs communes sur la transmission. Alors nous avons imaginé mettre en place une formation de pilote ULM à l’aéroport d’Agen. » Le savoir-faire de la famille Boucherat en matière d’ULM, combiné à la passion contagieuse d’Alain Saint-Martin pour tout ce qui touche à l’aérien, a permis à cette idée de prospérer rapidement. Un panneau « École d’ULM St Ex » a vite été apposé sur la porte d’un hangar de l’aérodrome d’Agen. Pour Alain Saint-Martin, c’est un aboutissement logique.

Une passion de toujours

« L’aviation, c’est une passion depuis tout petit. Dès que j’ai pu, je me suis employé à évoluer dans tout ce qui vole ou presque. Dans les années 80, je faisais du parapente, mais un accident a mis fin à mes ambitions », confie-t-il. Car Alain doit être en pleine possession de ses moyens physiques pour son activité professionnelle. Avec ses parents, il est agriculteur dans la plaine agricole de Boé. Lui, qui aime tant les airs, passe la majeure partie de sa vie les deux pieds sur terre, à la cultiver. « L’aviation est restée un loisir pendant des dizaines d’années. Dans les années 90, je me suis mis au planeur, l’époque où sa pratique débutait à peine à Agen. Puis j’ai passé mon brevet de pilote d’avion en 2013, avant de devenir pilote pour le club de parachutiste, avec la qualification turbopropulseur, et aussi celle spécifique voltige. »

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L'ULM, une porte d'entrée vers l'aviation

L’ULM, pourtant d’un accès plus simple, est la dernière étape de ce parcours qui coche presque toutes les cases en matière d’aviation. « Je me suis orienté vers l’ULM justement pour sa simplicité. Ce sont des machines qui permettent d’accéder au monde de l’aviation après une trentaine d’heures de formation de base. Des heures complémentaires sont nécessaires pour accéder à d’autres possibilités comme l’emport de passagers, mais pour accéder aux plaisirs de l’aviation sans se ruiner, l’ULM est la meilleure porte d’entrée. » Quant à l’étape suivante après être devenu pilote ? « L’achat de son propre appareil, bien sûr. Et, là aussi, un ULM n’est pas dans le même niveau de dépenses qu’un avion. C’est nettement plus économique, à l’achat, en coût d’utilisation, en maintenance régulière. Ce sont deux mondes à part. Enfin, un ULM est aussi très sécurisé grâce à la présence d’un parachute. »

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La sécurité avant tout

Alain aime raconter sa passion, mais il aime surtout la vivre et la transmettre. En quelques minutes, il prépare son avion ULM flambant neuf qui vient d’arriver de la base Saint-Exupéry de Montpezat. Il explique, s’assure de chaque détail, en ajoutant : « Dans les airs, la sécurité prime sur tout. Quand nous volons, nous devons être sereins. » L’avion démarre instantanément, Alain aux commandes, inévitables Ray-Ban sur les yeux, il le dirige vers la piste d’envol. En une centaine de mètres, il décolle, la vallée de la Garonne s’étire sous nos pieds. Le soleil est radieux, la campagne de l’Agenais étale ses couleurs et ses villages. Au loin, la centrale de Golfech, point de repère interdit de survol. À 160 kilomètres/heure dans les airs, Alain est dans son élément, en parfaite maîtrise de sa machine. « C’est exactement ça que j’ai envie de partager avec mes élèves. Qu’ils découvrent les possibilités que ce type d’aviation apporte, le plaisir que l’on a à évoluer dans les airs, à découvrir notre région ou tant d’autres avec une grande facilité. L’ULM, c’est un espace de liberté, d’autant plus qu’il y a des pistes absolument partout. On peut se poser sur des aéroports ou sur des pistes d’ULM. Je me suis déjà posé à Toulouse derrière un gros-porteur ! » Attention aux amateurs, Alain a la passion contagieuse.