Le festival des Eurockéennes de Belfort a livré son édition 2026 avec un bilan contrasté. Côté rock, plusieurs groupes ont brillé par leur énergie et leur créativité, confirmant la vitalité du genre. En revanche, la prestation très attendue d’Orelsan a déçu une partie du public, jugée trop lisse et manquant de spontanéité.
Des révélations rock prometteuses
Parmi les belles surprises, le groupe MNNQNS a offert un set électrisant sur la scène de la Grande Scène. Leur rock nerveux, mêlé à des influences post-punk, a séduit les festivaliers. Selon les organisateurs, leur concert a attiré plus de 8 000 spectateurs, un record pour un groupe émergent sur cette scène.
Autre découverte, le duo belge H-Burns a proposé une folk rock mélancolique, portée par des textes poignants. Leur passage a été salué par la critique, qui y voit l’une des révélations de l’édition.
Orelsan : une déception pour les fans
En tête d’affiche, Orelsan était attendu comme l’un des moments forts du festival. Mais son concert, calibré pour les grandes salles, a peiné à convaincre en extérieur. « Le son était trop compressé, on n’a pas ressenti l’émotion de ses albums », a témoigné un festivalier. Le rappeur a enchaîné les titres sans réelle interaction avec le public, provoquant des départs avant la fin.
Les organisateurs ont reconnu une certaine déception. « On espérait un moment plus festif, mais Orelsan a choisi une approche très scénarisée », a confié un membre de l’équipe. Malgré tout, sa venue a attiré 25 000 personnes, soit l’une des plus grosses affluences du week-end.
Un bilan global positif
Avec 95 000 festivaliers sur trois jours, les Eurockéennes 2026 affichent une fréquentation stable par rapport à l’an dernier. Les organisateurs mettent en avant la diversité de la programmation, qui a mêlé rock, électro et hip-hop. La prochaine édition est déjà annoncée pour juillet 2027.



