Christophe Willem, 42 ans, fait son retour ce vendredi 22 mai avec « Systaime », le premier single pop, festif et survitaminé de son nouvel album prévu pour l'automne. Ce septième disque marque ses vingt ans de carrière depuis sa victoire à la Nouvelle Star. « Il parlera de liberté », s'enthousiasme-t-il lors d'une rencontre dans un hôtel du XVIIe arrondissement de Paris. « On m'a dit que les cheveux longs, finalement, ça allait bien avec cet esprit ! » Volubile, souriant et détendu, le chanteur surnommé « la Tortue » se confie sur son nouvel opus et sa sérénité retrouvée.
Pourquoi avoir choisi « Systaime » comme premier single ?
« Systaime incarne vraiment cette émancipation à laquelle j'aspire, qu'on retrouve dans tout l'album. Comme le thème de la liberté, de combattre ce qui nous engloutit au quotidien, que ce soit aussi bien les réseaux sociaux, le système dans lequel on est tous un peu enfermés. On se like et on a l'impression d'avoir de la reconnaissance, mais tout ça est assez vide. Et ce système faisant tout pour nous valoriser, c'est d'autant plus difficile de s'en extirper complètement. »
La peur et l'émancipation personnelle
Christophe Willem évoque aussi la peur qui empêche de se lancer. « La peur, c'est souvent ce qui nous empêche d'être libre. Il ne faut pas simplement être spectateur de sa vie. Moi j'essaie de plus en plus de me forcer à ne pas l'être. Mon meilleur exemple, c'est le Brésil. J'adore ce pays. Je rêvais d'avoir une maison là-bas. J'ai vendu ma belle maison dans le Val-d'Oise, pris un logement plus petit ici, et acheté une maison au Brésil. J'ai réalisé ce rêve. Dans mon entourage, les gens n'ont pas compris, mais j'ai décidé de me faire confiance et de ne pas avoir peur. »
Un album festif et résistant
« Systaime » est un titre très dansant, comme tout l'album. « Je n'ai pas envie de me laisser engloutir par cette vague de pessimisme avec une actualité qui nous écrase. Je voulais un album qui donne envie de danser, un truc qui nous rassemble, de résistance. Une envie de dire qu'on dansera sur les flammes jusqu'au dernier moment. »
Vingt ans de carrière et une liberté retrouvée
« Je ne voulais pas reprendre les mêmes chansons. Je me suis rendu compte que mes albums sont très différents les uns des autres. Au début, c'était un handicap car on n'arrivait pas à me mettre dans une case. Aujourd'hui, je le vois comme un signe de liberté. Cette liberté a toujours été mon leitmotiv. » Il annonce également une tournée en 2027, passant par Rouen, Grenoble, Toulouse, Nantes, etc. « Je ne pourrai pas faire un album s'il n'y a pas de tournée. C'est là que tout prend vie. »
Rencontre avec Theodora et regard sur la nouvelle génération
Christophe Willem est monté sur scène avec Theodora au Zénith de Paris en mars. « On ne se connaissait pas ! Elle m'a dit qu'elle aimait 'Double Je'. Ça m'a touché de voir qu'une artiste comme Theodora reconnaisse mon côté en dehors des cases. » Il salue l'évolution de l'industrie musicale : « Sortir d'un télé-crochet n'est plus un poids. À notre époque, certaines émissions ne voulaient pas de nous. Aujourd'hui, on valorise la singularité. »
Le lien avec « Double Je » et le surnom « La Tortue »
« Je n'ai jamais été saoulé de chanter 'Double Je'. C'est gratifiant d'être identifié à cette chanson à vie. » Quant au surnom donné par Marianne James, « Ça ne m'a jamais dérangé. La métaphore me convient : avancer lentement mais sûrement. Je mets du temps entre deux albums. »
Ses coups de cœur musicaux
Il aimerait collaborer avec Theodora, Juliette Armanet ou Charlotte Cardin. Il écoute une radio brésilienne, Mix, et a découvert Zeca Veloso, fils de Caetano Veloso, ainsi qu'Anitta. « Systaime » sort le 22 mai, l'album à l'automne, et la tournée débutera en 2027.



